Le 41e album des aventures d'Astérix et Obélix, intitulé Astérix en Lusitanie, sort ce jeudi 23 octobre dans 25 pays, avec un tirage sans équivalent dans le monde de l'édition. Cinq millions d'exemplaires, dont deux millions pour la France, sont mis en vente. Le scénariste Fabcaro et le dessinateur Didier Conrad sont aux commandes de cet opus très attendu.
Un lancement sous haute sécurité
Comme pour chaque nouvel album d'Astérix, le secret a été jalousement gardé. Seules quelques privilégiées ont pu lire les 46 pages dans un environnement sécurisé, sous embargo strict. L'attente de deux ans prend fin ce jeudi, dans une ambiance comparable à celle d'un nouveau film James Bond.
Un tirage record
Avec cinq millions d'exemplaires imprimés, Astérix en Lusitanie pulvérise les records. À titre de comparaison, un bon Goncourt se vend entre 400 000 et 500 000 exemplaires. Dans le secteur de la bande dessinée, le demi-million est un seuil quasi chimérique pour Lucky Luke ou Blake et Mortimer, seuls Gaston Lagaffe et Titeuf parviennent à atteindre des chiffres comparables.
Le prix de vente est fixé à 10,90 €, un tarif imbattable sur le marché.
Fabcaro, un Héraultais à la barre
Après le succès de L'Iris blanc en 2023, Fabcaro (de son vrai nom Fabrice Caro) signe son deuxième album d'Astérix. Il avait été choisi pour succéder à Jean-Yves Ferri, qui a fait une pause après Astérix et le Griffon. Originaire de Montpellier, grandi à Saint-André-de-Sangonis et vivant à Bédarieux, Fabcaro a emmené les Gaulois au Portugal pour la première fois.
Les personnages : Nouvelopus et Pirespès
Dans cette aventure, Astérix, Obélix et Idéfix se rendent en Lusitanie (l'actuel Portugal), une province occupée par les Romains. Ils y croisent le centurion Nouvelopus et le méchant Pirespès, un ennemi bien nommé.
Une sortie mondiale en 19 langues
Astérix en Lusitanie est publié simultanément dans 19 langues et dialectes, dont l'allemand, l'anglais, le basque, le catalan, le danois, l'espagnol, le finnois, le galicien, le grec, l'italien, le mexicain, le mirandais, le néerlandais, le norvégien, le portugais, le polonais et le suédois. L'éditeur Albert-René a déclaré : « En plus des lecteurs francophones, ce sont les lecteurs allemands, américains, anglais, basques, catalans, danois, espagnols, finnois, galiciens, grecs, italiens, mexicains, mirandais, néerlandais, norvégiens, portugais, polonais, suédois, qui se joignent au banquet ! »
Les réactions de Fabcaro
En pleine tournée promotionnelle, après Bruxelles et Francfort, avant Lisbonne et Madrid, Fabcaro confie à Midi Libre : « Il reste toujours un peu d'appréhension, et d'excitation en même temps. On sait que pas mal de monde va le lire, et on espère qu'il va plaire. Aux Portugais tout particulièrement. L'ambassadeur du Portugal en France l'a aimé, il a beaucoup rigolé. Et puis le précédent avait été très bien accueilli, ça rassure. »
Il évoque une « fatigue de luxe » due à une promo intensive depuis trois semaines, cumulée avec la promotion de son roman Les derniers jours de l'apesanteur depuis août. « Parfois je me dis que je ne devrais pas sortir un roman l'année où je sors un Astérix… »
Et après ?
Interrogé sur un éventuel troisième album, Fabcaro se montre prudent : « J'ai pu réaliser ce que j'avais envie de faire avec ces deux albums, je suis très satisfait. Pour la suite, j'attends de savoir si Ferri a envie de reprendre ou de prolonger sa pause. Et s'il prolonge, moi, je continue ! Au cas où, j'ai déjà quelques idées… »



