Dans son nouvel essai « Sanctuaires », l'écrivain Abel Quentin, 41 ans, dresse un réquisitoire contre l'intelligence artificielle générative (IAG). Pour l'auteur du « Voyant d'Étampes » et de « Cabane », cette technologie représente un péril existentiel pour l'art et la civilisation. Il propose la création de lieux et d'événements exclusivement humains.
Un pamphlet mordant
Abel Quentin, avocat de formation, construit son livre comme un réquisitoire. Il compare la situation actuelle à celle de 1972, lorsque des scientifiques alertaient sur les ravages écologiques. « Nous sommes à nouveau en 1972 », affirme-t-il. « On peut encore agir, le coût de la désintoxication serait le moins important, mais nous refaisons les mêmes erreurs. »
Les dangers de l'IAG
L'IAG modifie profondément le marché de l'emploi et l'art. Selon Quentin, on sous-estime les conséquences nocives de cette innovation. Il plaide pour des « sanctuaires », des espaces protégés de l'intelligence artificielle, où la création humaine reste souveraine.
« Sanctuaires » (Éd. Observatoire, 368 pages, 22 euros) se veut un récit instructif et mordant, mêlant analyse et plaidoyer. L'ouvrage s'inscrit dans la continuité de « Cabane », qui racontait l'histoire des scientifiques ayant prophétisé les ravages écologiques.
Un appel à l'action
Pour Abel Quentin, il est urgent d'agir avant que l'IAG ne cause des dégâts irréversibles. Il invite à repenser notre rapport à la technologie et à préserver ce qui fait l'essence de l'humanité : la créativité, l'émotion, l'imperfection. « Sanctuaires » est un coup de semonce, un appel à résister à la standardisation numérique.



