Quatre films sortent en salles ce 1er juillet 2026 : Supergirl de Craig Gillespie, On l'appelait Robin des Bois de Michael Sarnoski, Miss Mermaid de Pauline Brunner et Marion Verlé, et In Waves de Phuong Mai Nguyen. Voici nos avis détaillés.
« On l'appelait Robin des Bois » : une relecture sombre et introspective
Michael Sarnoski revisite le mythe de Robin des Bois dans un film porté par Hugh Jackman. L'histoire suit un Robin des Bois laissé pour mort après une vie de crimes, recueilli par une femme mystérieuse qui lui offre une chance de rédemption. Le réalisateur américain, connu pour Pig et Sans un bruit : jour 1, s'impose comme un maître des atmosphères singulières.
Hugh Jackman livre une prestation introspective rappelant son rôle dans Logan. Le premier acte offre des combats brutaux, mais l'œuvre glisse vers une réflexion sur la fin de vie et la rédemption. Isolé sur une île avec une religieuse et la fillette du défunt Petit Jean, ce Robin dissimule son identité pour fuir un passé meurtrier. Le film interroge les mythes et les déforme pour offrir un autre regard au public.
Avec Hugh Jackman, Jodie Comer, Bill Skarsgård. Drame. 2h02. Notre avis : 4/5.
« Miss Mermaid » : une comédie dramatique qui manque de panache
Fanny (Aloïse Sauvage), trentenaire fraîchement divorcée à Fécamp, ne garde de son mariage qu'un canapé et des dettes. Elle croise la route d'Anémone (Alison Wheeler), une sirène professionnelle. Le duo Pauline Brunner et Marion Verlé, qui avaient déjà exploré le sujet en documentaire, propose une fiction où Fanny tente une reconversion aquatique en Espagne.
Le film peine à mêler rêve et réalité sociale. L'énergie des personnages est tuée par une image naturaliste sommaire et des situations sans relief. Avec Aloïse Sauvage, Thomas VDB, Alison Wheeler. Comédie dramatique. 1h32. Notre avis : 2/5.
« Supergirl » : un divertissement estival sans révolution
Kara Zor-El (Milly Alcock) fait équipe avec Ruthye (Eve Ridley) pour sauver son chien Krypto, touché par une fléchette empoisonnée. Le grand méchant Krem (Matthias Schoenaerts) détient l'antidote. Craig Gillespie, réalisateur de Moi, Tonya et Crueella, abandonne sa patte pop pour une mise en scène lisse, alourdie par des flashbacks maladroits.
Milly Alcock livre une prestation solide en justicière dépressive, mais ses interactions manquent d'approfondissement. Les combats manquent de panache. Ce simple divertissement illustre le manque de souffle des blockbusters super-héroïques actuels. Avec Milly Alcock, Matthias Schoenaerts, Eve Ridley. Fantastique. 1h48. Notre avis : 2/5.
« In Waves » : un mélodrame animé touchant mais imparfait
Adapté du roman graphique d'AJ Dungo, In Waves raconte l'histoire d'AJ et Kristen, lycéens amoureux, dont la relation est bouleversée par la maladie de Kristen. La réalisatrice Phuong Mai Nguyen a travaillé avec Dungo pour cette adaptation animée. Le film suit le schéma classique maladie-rémission-rechute-mort, sans que le lien entre les personnages soit profondément ressenti.
Le graphisme coloré crée une distance, et la direction artistique n'est pas des plus réussies. La notion de résilience n'est guère palpable. Le scénario est maladroit dans sa gestion des ellipses. Film d'animation. 1h31. Notre avis : 2/5.



