Le tournage d'"À bout de souffle" de Jean-Luc Godard vu par Richard Linklater ? Une partie de plaisir intitulée "Nouvelle Vague" ! Les abonnés Guillaume Marbeck, Zoey Deutch et Aubry Dullin sont exceptionnels dans ce film. Avec une formidable équipe de jeunes comédiens très ressemblants, l'Américain Richard Linklater raconte le tournage en roue libre d'"À bout de souffle", en l'envisageant comme le terrain de jeu expérimental d'une joyeuse bande à part. Un régal de comédie !
Un film accessible à tous
Détendez-vous : il n'est pas besoin de connaître la Nouvelle Vague sur le bout des doigts pour se régaler de "Nouvelle Vague". Il n'est même pas nécessaire d'avoir vu "À bout de souffle" pour s'en délecter. Cependant, au sortir du film, vous n'aurez plus qu'une envie : voir le chef-d'œuvre de Godard. Mais sans être intimidé par son statut de film ayant révolutionné l'écriture cinématographique.
Le contexte historique
En 1959, Godard est à la bourre : ses amis Chabrol et Truffaut ont déjà réalisé leur premier film, mais lui rien. Il réussit à convaincre le producteur Georges de Beauregard et, à partir d'une idée de Truffaut inspirée d'un fait divers, tourne en vingt jours la rencontre entre un voyou (Jean-Paul Belmondo) et une étudiante américaine (Jean Seberg).
Une comédie d'apprentissage
Tourné en noir et blanc dans le format original, "Nouvelle Vague" n'est pas une reconstitution rigide. C'est une authentique comédie d'apprentissage, remplie d'anecdotes et de citations, mais toujours avec une décontraction jubilatoire. C'est l'histoire d'une bande de jeunes qui, ne sachant pas que c'était impossible, ont réussi leur révolution en s'amusant. Une célébration optimiste de la jeunesse et une ode à la création artistique.
On en ressort avec une folle envie de prendre son téléphone, quelques amis et de tourner son propre film. Et bien sûr de revoir "À bout de souffle" !



