Pierre Niney et Vincent Cassel au Festival de Cannes pour Histoires parallèles
Niney et Cassel à Cannes pour Histoires parallèles

Si deux comédiens ne sont pas blasés du cinéma, ce sont bien Pierre Niney et Vincent Cassel, venus au Festival de Cannes pour présenter Histoires parallèles d'Asghar Farhadi. Les deux stars ne tarissent pas d'éloges sur le cinéaste iranien, mais aussi sur leurs partenaires de jeu : Virginie Efira, Isabelle Huppert et Adam Bessa, sans oublier Catherine Deneuve dans un petit rôle.

Un casting de rêve

« Si j'avais eu à imaginer un casting de rêve pour un film, je n'aurais pas trouvé mieux que celui-là », déclare Pierre Niney. Vincent Cassel, quant à lui, loue le réalisateur d'Un héros et du Passé : « Il est parvenu à transposer l'aspect minimaliste de son œuvre iranienne dans un film européen. » Asghar Farhadi s'est inspiré du sixième opus du Décalogue de Krzysztof Kieslowski pour ce suspense autour d'une romancière qui imagine la vie de ses voisins, jusqu'au jour où sa fiction et leur réalité s'entremêlent. Alfred Hitchcock n'aurait pas désavoué cette intrigue.

Vrai ou faux ?

« Ce qui est intéressant, c'est le décalage entre ce que l'écrivaine imagine et la vraie vie, explique Pierre Niney. Le film montre comment une fiction peut devenir intrusive et toxique. » Dans le rôle de techniciens qui font du bruitage et sont la collègue de travail incarnée par Virginie Efira, les comédiens changent de caractère au fil de l'intrigue tandis que la romancière Isabelle Huppert les observe de sa fenêtre en interprétant chacune de leurs actions. « Ils passent du dominant au dominé sans qu'on puisse vraiment démêler ce qui est vrai ou faux », précise Vincent Cassel.

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Une ambiguïté entretenue

Les deux comédiens ne sont pas étrangers à cette thématique, car les personnages qu'ils ont incarnés ont rejailli sur la perception qu'on pouvait avoir d'eux. « On m'a souvent reproché les actions de mes personnages comme si j'en étais l'auteur, explique Vincent Cassel. Je prends cela pour un compliment parce que ça veut dire que les spectateurs y ont cru. » Pierre Niney a dû lui aussi se montrer prudent quand il a incarné le rôle-titre dans Gourou de Yann Gozlan. « On pensait mettre sur l'affiche « méfiez-vous de vos idoles », se souvient-il. Je trouvais l'idée amusante mais on me l'a déconseillé de peur que certains spectateurs pensent que c'était de moi qu'il fallait se méfier. » Une ambiguïté qu'entretient savamment Histoires parallèles, où le duo de comédiens s'amuse à brouiller les pistes.

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