Josiane Balasko se métamorphose en escroqueuse de viager dans « L’arnaqueuse »
Dans la nouvelle comédie « L’arnaqueuse » réalisée par Wilfried Méance, Josiane Balasko incarne avec brio madame Masséna, une femme âgée qui simule l’agonie pour escroquer des acquéreurs en viager. Face à elle, Fadily Camara joue Fanny, une jeune femme enceinte qui souhaite acheter l’appartement de Masséna pour s’y installer avec son compagnon Virgil, interprété par Jean-Pascal Zadi. Le film, qui sort en salles ce mercredi 22 avril 2026, mêle humour et réflexions sociales.
Une arnaqueuse « vieille dame indigne » qui séduit par son jeu
Josiane Balasko révèle son attrait pour ce rôle : « J’aimais ce côté vieille dame indigne qui est très drôle à jouer. Et ça me plaisait de pouvoir changer de personnalité, de look, de coiffure, je me suis beaucoup amusée de ça ». L’actrice apparaît d’abord sous les traits d’une mourante crédible, essentiel pour l’arnaque : « Plus la personne a l’air mourante, plus l’affaire est bonne ». Elle ajoute : « C’est la base d’une bonne arnaqueuse, mettre en confiance, être sympa. J’ai joué un personnage qui raconte aux gens ce qu’ils ont envie d’entendre et qui n’a pas vraiment de scrupules ».
Thématiques sociales et références cinématographiques
Au-delà de l’intrigue comique, « L’arnaqueuse » aborde des sujets graves comme le mal-logement et le déterminisme social. Le réalisateur Wilfried Méance explique : « Cette connexion entre ces deux femmes est quelque chose qui m’a beaucoup intéressé. Le personnage de Fadily Camara a un dilemme moral face au chemin que lui propose Josiane Balasko ». Le film s’inspire de références telles que la saga « Ocean’s Eleven » pour l’ambiance et « Le diable s’habille en Prada » pour les looks exubérants de Balasko, qui change de perruque à chaque scène.
Transmission et retrouvailles entre acteurs
Le film explore aussi une transmission entre générations. Josiane Balasko souligne : « J’ai commencé en donnant la réplique à des acteurs plus âgés, c’est bien d’amener du sang neuf. L’important c’est le talent, pas l’âge ». Une belle surprise : la présence d’Henri Guybet, que Balasko n’avait plus croisé depuis les années 80 au Café de la Gare. Elle commente : « Il n’a pas changé dans son jeu, l’esprit aussi rapide, l’œil aussi vif et prêt à déconner, c’est formidable. Et dans le rôle du vieux notaire, il est génial ».
Une comédie moderne qui ravira les amateurs
« L’arnaqueuse » se présente comme une version contemporaine du classique « Le Viager » de Pierre Tchernia (1972). D’une durée de 1h22, cette comédie allège des thèmes sérieux avec humour. Josiane Balasko conclut sur son métier : « Je le suis déjà un peu [arnaquese], car être acteur c’est un peu mentir. Pas pour les mauvaises intentions, mais on fait croire à des tas de gens des choses qui n’existent pas ». Un film à ne pas manquer pour son casting talentueux et son propos social.



