L'Opéra Bastille a récemment dévoilé une production audacieuse de l'opéra baroque « Ercole Amante » composé par Antonia Bembo au XVIIe siècle. Cette œuvre, longtemps oubliée, est remise au goût du jour grâce à une mise en scène contemporaine qui n'hésite pas à mêler humour et provocation.
Une redécouverte historique
Antonia Bembo, compositrice vénitienne du XVIIe siècle, avait écrit « Ercole Amante » pour le roi Louis XIV. L'opéra raconte les amours tumultueuses d'Hercule, mais la version présentée à l'Opéra Bastille propose une lecture moderne et décomplexée. Le metteur en scène a choisi d'utiliser des éléments visuels forts, dont une planche de phallus géante qui a suscité de vives réactions.
Une mise en scène audacieuse
La scénographie joue sur les contrastes entre le baroque et le contemporain. Les costumes sont somptueux, mais les décors intègrent des objets incongrus comme des ballons de baudruche ou des accessoires sexuels. Cette approche vise à questionner les rapports de pouvoir et de genre dans la mythologie.
- La planche de phallus, élément central, représente la virilité exacerbée d'Hercule.
- Les chanteurs interprètent leurs rôles avec une énergie débordante, mêlant chant lyrique et jeu théâtral.
- La musique, dirigée par un chef spécialiste du baroque, reste fidèle à l'œuvre originale.
Réactions du public
Le public parisien, partagé entre rires et étonnement, a réservé un accueil mitigé à cette production. Certains spectateurs ont salué l'audace de la mise en scène, tandis que d'autres ont critiqué le manque de respect envers l'œuvre originale. Les critiques, quant à elles, soulignent l'intérêt de cette redécouverte, tout en pointant les excès de la mise en scène.
En tout cas, « Ercole Amante » à l'Opéra Bastille ne laisse personne indifférent. Cette production s'inscrit dans une tendance plus large de renouveau de l'opéra baroque, où les metteurs en scène n'hésitent pas à bousculer les conventions.



