Camille Cottin et Louis Garrel dévoilent les secrets de « Juste une illusion »
Cottin et Garrel révèlent les coulisses de « Juste une illusion »

« Juste une illusion » : Camille Cottin et Louis Garrel plongent dans l'adolescence des années 80

Trois ans après « Une année difficile », les réalisateurs Éric Toledano et Olivier Nakache font leur grand retour avec « Juste une illusion », une comédie sociale d'inspiration autobiographique qui nous transporte en 1985. Les cinéastes à l'origine de succès comme « Intouchables » et « Le Sens de la fête » signent ici une chronique tendre et joyeuse sur la vie d'une famille de banlieue parisienne.

Un casting parfait pour une époque révolue

Camille Cottin, récemment présidente de la cérémonie des César, et Louis Garrel incarnent avec justesse Sandrine et Yves Dayan, un couple de la classe moyenne vivant en HLM avec leurs deux enfants adolescents. Le film explore avec sensibilité les doutes identitaires, les questions familiales, la judaïté et les premières amours, le tout dans une ambiance délicieusement vintage.

« Ils n'ont pas eu à me convaincre : j'avais très envie de travailler avec eux », confie Camille Cottin à propos des réalisateurs. « Avant même de lire le scénario, je leur avais dit que j'étais partante ».

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Louis Garrel, quant à lui, s'est montré immédiatement séduit par le projet : « Quand ils m'ont dit qu'ils avaient écrit un film d'inspiration autobiographique, sur leur adolescence et la vie de leurs parents, j'ai été enchanté d'être dans l'aventure dès le départ ».

L'adolescence au cœur du récit

Le film place l'adolescence au centre de son intrigue, un thème qui a particulièrement résonné chez les deux acteurs. « Il y a un truc dans l'adolescence, c'est ce besoin urgent de liberté et l'impossibilité de l'avoir complètement », analyse Camille Cottin. « C'est un peu comme taper à la porte du box pour sortir, et donc le moment des premières transgressions ».

Louis Garrel se souvient avec nostalgie de cette période : « On passait nos journées dehors, tous ensemble, à parcourir les rues de Paris à rollers… J'adorais ça. Aujourd'hui, quand je croise dans la rue des jeunes gens qui se baladent en groupe, je les envie beaucoup ».

La musique comme fil conducteur

La bande-son du film joue un rôle essentiel dans la reconstitution de l'époque. Louis Garrel évoque ses goûts musicaux éclectiques de l'époque : « Je me souviens avoir un jour décidé d'écouter Iron Maiden en me disant 'comme ça, j'aurai un style : le hard-rock'. Mais j'écoutais aussi Maurane, les disques de William Sheller que ma mère adorait… ».

Camille Cottin partage ses propres souvenirs musicaux : « Adolescente, j'aimais beaucoup le rock des années 70. Puis dans les années 90, j'écoutais Nirvana en boucle… ».

1985 : un monde sans téléphones portables

Le film capture avec précision l'atmosphère de 1985, une époque où communiquer était tout un art. « Ce qui est saisissant, c'est la difficulté, avant les téléphones portables, d'entrer en contact avec les autres », remarque Louis Garrel. « Pour faire passer un message, un des personnages appelle une radio FM pour que le présentateur dise une dédicace à une fille avant telle chanson… ».

Camille Cottin ajoute : « Avec le téléphone fixe, les conversations risquaient toujours d'être interceptées par les parents… ».

Le contexte politique et social

« Juste une illusion » évoque également le contexte politique de l'époque, notamment la naissance de SOS-Racisme. « Cela devait être incroyable de voir la jeunesse scander 'Touche pas à mon pote', et dire 'nous sommes tous ensemble' », s'émerveille Louis Garrel.

L'acteur nuance cependant la vision d'un monde plus simple : « Je ne suis pas sûr que, sur la frise chronologique de l'histoire, les choses aient évolué autant qu'on l'imagine. En 1985, le mur de Berlin était toujours debout. Mais souvenons-nous que cinq ans après seulement, la guerre du Golfe est arrivée ».

Projets à venir

Après « Juste une illusion », Camille Cottin enchaîne les projets ambitieux :

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  • Elle sera à l'affiche du film « Dix pour cent » d'Émilie Noblet cet automne
  • Elle incarnera Madame Thénardier dans « Les Misérables » de Fred Cavayé
  • Elle tournera « The Riders » d'Edward Berger aux côtés de Brad Pitt

Louis Garrel, de son côté, a récemment tourné « Succederà questa notte » avec Nanni Moretti en Italie, et prépare une adaptation du roman « Les Beaux Mariages » d'Edith Wharton avec Sydney Sweeney.

Avec « Juste une illusion », Toledano et Nakache signent une œuvre touchante qui célèbre la complexité de l'adolescence tout en dressant un portrait tendre d'une époque révolue, portée par des interprétations remarquables de Camille Cottin et Louis Garrel.