Christophe Lasserre-Ventura, petit-fils de l'acteur Lino Ventura, perpétue depuis trente ans le combat de son grand-père en faveur des personnes handicapées. Il est intervenu lors d'une table ronde sur le handicap au 121e congrès des notaires, qui se tient actuellement à la Sud de France Arena. Aujourd'hui, l'association Perce-Neige compte 52 maisons et services, accueillant 1 350 personnes dans 22 départements.
Un engagement familial
"Être l'aîné des petits-enfants dans une famille de Ritals, ce n'est pas anodin !", témoigne Christophe Ventura. Imprégné par la cause du handicap, il a pris la présidence de Perce-Neige en 1995, après le décès de sa mère Odette. "Cela s'est fait de manière très naturelle, en prêtant d'abord main-forte pour organiser des manifestations ou vendre des posters", explique-t-il.
Le 121e congrès des notaires
Christophe Lasserre-Ventura est présent au congrès dans le cadre de la mission sur l'autisme, une initiative du Conseil supérieur du notariat. "Je participe à cette table ronde avec le professeur Amaria Baghdali (CHU Montpellier) et une notaire référente en matière de handicap. La thématique est un regard croisé des aidants du médical et du notariat sur le parcours de vie d'une personne en situation de handicap." Le notaire est considéré comme un guichet unique pour toutes les questions relatives à la gestion des patrimoines des personnes handicapées.
Les 60 ans de Perce-Neige
En 2025, Perce-Neige fête ses 60 ans. L'appel de Lino Ventura le 5 décembre 1965 sur les écrans de l'ORTF a marqué le début de l'aventure. "Il faut aider ces enfants 'pas comme les autres', soutenir leurs parents et surtout accompagner ces enfants handicapés tout au long de leur vie", avait lancé l'acteur. La première maison Perce-Neige a vu le jour en 1982 à Sèvres.
Un regard sur le handicap
"Une personne handicapée, c'est merveilleux parce qu'elle est brute de décoffrage. Il n'y a pas de masque. C'est l'humanité à l'état pur", confie Christophe Lasserre-Ventura. Il souligne l'importance de l'inclusion, tout en préférant le terme de "non-exclusion". "On partirait du principe qu'on fait tous partie du même groupe et qu'on n'exclut personne."
Les défis à venir
Malgré les progrès, il manque encore environ 40 000 solutions en France pour les personnes handicapées. "J'ai toujours dit que je serais ravi le jour où je n'ai plus de travail. On n'en est pas encore là", déclare-t-il. À 59 ans, il n'envisage pas encore de passer le relais, mais espère que ses enfants, âgés de 30 et 23 ans, reprendront peut-être le flambeau. "La graine est en gestation. Peut-être qu'un jour, on verra des perce-neige !"



