Cannes 2026 : une ouverture morose et politique
Cannes 2026 : une ouverture morose et politique

Une cérémonie d'ouverture morose

Le 79e Festival de Cannes s'est ouvert mardi soir 12 mai 2026 par une cérémonie jugée trop morne, malgré les efforts de la maîtresse de cérémonie Eye Haïdara. Le président du jury, le réalisateur sud-coréen Park Chan-wook, et son jury doivent désormais départager les 22 films en compétition pour la Palme d'Or.

Un cinéma résolument politique

Lors de sa conférence de presse, Park Chan-wook a adopté une position claire : « Je ne pense pas que la politique et l'art devraient être séparés. Je trouve étrange le concept selon lequel ils seraient en conflit l'un avec l'autre... L'art et la politique ne sont pas des concepts qui s'opposent ; tant qu'ils sont exprimés de manière artistique, ils ont de la valeur. »

L'actrice américaine Jane Fonda, qui a donné le coup d'envoi du festival aux côtés de la Chinoise Gong Li, a renchéri : « Le cinéma a toujours été un acte de résistance parce que nous racontons des histoires et les histoires représentent ce qui construit une civilisation. »

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Une tribune qui donne le ton

Le timing est crucial : les signataires d'une tribune contre « l'emprise grandissante de l'extrême droite », publiée lundi dans Libération, ont choisi la veille des festivités pour dévoiler leur texte. Sur la Croisette, le nom de Vincent Bolloré circule, évoquant les menaces sur l'indépendance du cinéma français.

Le festival se déroule dans un contexte tendu, entre morosité ambiante et engagement politique affirmé. La compétition promet des débats animés, avec 22 films en lice pour la Palme d'Or.

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