Bruno Solo : « Franck est un électron libre, c’est passionnant » dans Nouveau Jour
Bruno Solo : Franck, un électron libre dans Nouveau Jour

Bruno Solo, qui incarne Franck, patron d’un club nautique dans Nouveau Jour, nouvelle série quotidienne sur M6, est autant impressionné par Montpellier et ses vieilles rues que par le décor créé de toutes pièces à Garosud. Dans un entretien, il revient sur son personnage, ses doutes et sa passion pour la région.

Un personnage complexe et bienveillant

« Franck est un homme solitaire, récemment quitté par son épouse. Il peut paraître un peu bougon, car il masque ses blessures, mais il reste profondément bienveillant et aime faire rire », explique Bruno Solo. Ce qui l’a attiré dans ce rôle, c’est la complexité des tourments de Franck : « Ce sont des souffrances sombres, très enfouies, presque invisibles. »

L’évolution de Franck dans la série

Dans les épisodes à venir, Franck va basculer dans quelque chose de totalement inattendu, ce qui va l’isoler, sauf avec Théa, qui lui accorde sa confiance. « Elle sera à ses côtés pour mener un combat très douloureux, dont je ne peux rien dévoiler. La série est vraiment bien construite. Nous avons une vision à long terme de nos personnages, ce qui permet d’introduire des éléments pour le futur », précise le comédien.

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Les coulisses de la préparation

Lorsque M6 lui a proposé ce personnage, Bruno Solo a hésité. « Est-ce que je voulais m’engager dans une quotidienne ? Cela risquait d’impacter mes autres projets, le théâtre, mes émissions d’histoire… Mais dès que j’ai eu des garanties, notamment sur le développement du personnage, j’ai été convaincu. » Il s’est préparé en étudiant les « arcs dramatiques », qui projettent l’évolution du personnage sur le long terme. « C’est passionnant de voir comment il va se construire et se transformer. »

Un refus envisagé

« Oui, je me demandais si je n’allais pas me fermer des portes, ou être obligé de vivre dans le Sud alors que ma vie est ailleurs, avec ma femme et mes enfants. J’ai des amis qui travaillent dans des quotidiennes et qui m’ont dit : ‘Moi, je me suis carrément installé là-bas, c’était plus simple.’ Je n’avais pas envie de ça », confie-t-il.

Une implication dans le scénario

Bruno Solo lit les scénarios avec attention. « On reçoit la structure des arches de chaque personnage, et les scripts arrivent 10 à 15 épisodes en avance, ce qui nous permet de bien nous préparer. Je lis aussi le scénario pour comprendre le contexte et le parcours de mes partenaires. » Il prend des notes et n’hésite pas à contacter les auteurs : « Je leur dis parfois : ‘Là, je pense que ce n’est pas cohérent avec l’état psychologique de mon personnage.’ J’ai obtenu la garantie de pouvoir échanger suffisamment tôt pour éviter de provoquer des incohérences dans l’histoire. »

Des modifications possibles

« On ne change pas le fond, mais parfois la forme, pour des questions de fluidité ou de justesse psychologique. Cela demande de l’expérience. Les jeunes comédiens n’osent pas toujours modifier une réplique, mais avec l’habitude, on sait comment ajuster sans trahir le texte », explique-t-il.

Les décors : entre Garosud et le bord de mer

Dans la série, Franck est responsable d’un club nautique, ce qui fait du bord de mer son décor principal. « Mais comme mon personnage est un électron libre, il va circuler dans beaucoup d’environnements. Vous me verrez aussi au château, et vous comprendrez pourquoi. » Bruno Solo est impressionné par le décor reconstitué à Garosud : « C’est incroyable ! Le décor est immense. Quand on est arrivé en février-mars, on se promenait tous dans ce village à ciel ouvert, soutenu par des tréteaux à l’arrière. On peut vraiment entrer dans les maisons, monter aux étages. C’est presque aussi grand que deux terrains de foot. Il y a des feux rouges, de la circulation… C’est bluffant. Quand j’ai montré ça à des amis ou à ma famille, ils me disaient : ‘Il est joli ce village, c’est où ?’ Et je leur faisais la surprise en passant derrière les décors. »

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Son amour pour Montpellier et sa région

Bruno Solo connaît bien la région : « C’est l’une des régions où l’on tourne le plus souvent en France. Pour les unitaires, les 6x52, on vient ici pour la lumière, le ciel uniforme, la météo… sauf pendant les épisodes cévenols. » Il se souvient d’un concert place de la Comédie en 1994 : « J’étais batteur dans un groupe avec des animateurs d’Europe 1 pendant le Tour de France. Il y avait une foule immense, on faisait des reprises de tubes connus. C’est l’un de mes plus beaux souvenirs. »

Ses lieux préférés

« Je me suis baladé et je suis tombé sous le charme de la vieille ville. La faculté de médecine, la promenade du Peyrou, le jardin botanique, les ruelles sinueuses, les restaurants… Et surtout la place de la Canourgue. Quand j’ai un moment de tranquillité, j’y vais avec un livre, je prends un thé sous les tilleuls. C’est magnifique. » Passionné d’histoire, il s’est intéressé à celle de Montpellier : « C’est la plus ancienne faculté de médecine du monde encore en activité, où Rabelais a étudié – une de mes idoles. J’ai visité cette faculté, c’est un lieu extraordinaire. L’église Saint-Roch me plaît aussi. La ville a un passé très riche : une cité commerçante, cosmopolite, puissante. L’histoire ici est omniprésente. »

Nouveau jour, tous les soirs de la semaine à 20 h 35 sur M6.