Supergirl : un space opera bancal mais divertissant avec Milly Alcock
Supergirl : un space opera bancal mais divertissant

Le film Supergirl réalisé par Craig Gillespie, produit par James Gunn pour Warner Bros., n'est pas le désastre redouté mais n'atteint pas non plus les sommets espérés. Adapté de la bande dessinée Supergirl: Woman of Tomorrow de Tom King et Bilquis Evely, le long-métrage suit les grandes lignes de l'œuvre originale mais en modifie le point de vue narratif, perdant au passage une partie de sa substance.

Un échec commercial annoncé

Sorti aux États-Unis, le film est considéré comme un échec commercial qui pourrait engendrer plus de 100 millions de dollars de pertes. Pourtant, échec ne rime pas toujours avec ratage, comme en témoignent des films comme John Carter ou À la poursuite de demain. Le Supergirl de Gillespie n'échappe pas à cette règle : il offre un divertissement space opera bancal mais non dénué de charme.

Une héroïne tourmentée et attachante

Milly Alcock incarne une Kara Zor-El tourmentée, rebelle et ironique. Dans le film, on la découvre noyant son anniversaire, son deuil et son mal-être dans la fête et l'alcool sur une planète dont le soleil rouge neutralise ses superpouvoirs. Quand Ruthye Marye Knoll vient lui demander de l'aide pour venger la mort de son père, elle s'en moque, mais son super-chien Krypto est blessé par le super-méchant Krem. Elle part alors à sa poursuite pour récupérer l'antidote, avec Ruthye collée à ses basques.

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Un western interstellaire feuilletonesque

Dès lors, le film se mue en western interstellaire, quelque part entre Star Wars, Les gardiens de la galaxie, Le cinquième élément et Star Trek. Cette approche suffit au plaisir enfantin, mais aurait pu être plus complète si le film avait ralenti le rythme pour laisser place à l'émotion ou à la contemplation. Au lieu de cela, Gunn et Gillespie ont taillé dans l'histoire, augmenté la cadence des bagarres et ajouté le personnage de Lobo (Jason Momoa), bourrin et amusant mais sans autre intérêt que de booster l'action.

Un divertissement efficace mais pas transcendant

Au final, Supergirl file vite, est parfois joli, souvent rigolo, toujours divertissant et plutôt bien fichu. Mais pour ce qui est d'être « super » avec un S majuscule sur la poitrine, on repassera. Selon Jérémy Bernède de Midi Libre, « il fallait un certain cran pour relancer sur grand écran les aventures de Supergirl, condamné que le personnage est, dans la cosmogonie DC Comics, à rester dans l'ombre de son cousin Superman ». Mais le résultat, bien que divertissant, ne parvient pas à égaler la profondeur de la bande dessinée originale.

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