Festival de la BD d'Angoulême 2026 annulé : chronologie d'un naufrage
Le Festival international de la bande dessinée (FIBD) d'Angoulême traverse la zone de turbulences la plus grave de son histoire. L'édition 2026, qui devait se tenir fin janvier, a été annulée par son organisateur. Désaveu, boycott, annulation et bras de fer juridique : le FIBD est au cœur d'une tempête sans précédent. Comment en est-on arrivé là ? Retour sur les dates clés d'un naufrage institutionnel.
Un désaveu cinglant
Les anciens organisateurs, écartés, ont assigné le groupe Morgane en justice, dénonçant une « concurrence déloyale et du parasitisme ». Le groupe Morgane, connu pour organiser les Francofolies, a été choisi pour piloter le futur événement à compter de 2027, jusqu'en 2031. Un auteur réputé qualifie la situation d'« ubuesque ».
Un Grand Off réussi
Face à l'annulation, un Grand Off a été organisé à la hâte ce week-end. Les bédéphiles ont répondu présent, trouvant le succès là où le festival officiel a sombré. Ce succédané a redonné espoir aux passionnés.
Le renouveau du Festival d'Angoulême toujours en sursis
Le groupe Morgane a été désigné pour monter l'édition 2027 et les suivantes. Mais la polémique rebondit en justice : Franck Bondoux, l'organisateur privé désavoué, annonce saisir la justice. L'association historique, elle aussi décriée, se dit « spoliée ». L'avenir du festival reste incertain.
Un nouvel événement en 2027
Changement de nom, de logo, voire de dates : le rendez-vous d'Angoulême doit renaître l'an prochain. L'association liant auteurs, éditeurs et pouvoirs publics cherche un nouvel organisateur. Un nouvel événement est prévu entre janvier et mars 2027, sur les ruines de l'ancien festival.
Les racines de la crise
Le naufrage du FIBD s'explique par une succession de maladresses et de scandales. Le summum fut atteint en 2016 avec deux couacs majeurs. Défiance des auteurs, menaces de boycott et appel d'offres sous haute tension : la polémique monte de plus belle.
Angoulême, ville créative de l'Unesco
Municipalités 2026 : comment Angoulême, ville créative de l'Unesco, compte bien rester la capitale mondiale de la BD. Le dossier brûlant du naufrage et du sauvetage du FIBD montre combien la culture a profondément changé l'identité de l'ancienne cité industrielle et papetière.
Un feuilleton judiciaire
Les organisateurs désavoués réclament 300 000 euros de dommages et intérêts. Le contentieux fait l'objet d'une assignation en référé. L'organisateur privé et l'association historique s'estiment « spoliés » et préparent une action en justice.
L'édition 2026 annulée, à qui la faute ? L'organisateur décrié reconnaît devoir jeter l'éponge, se disant la cible d'une campagne de dénigrement et mettant en cause les financeurs publics locaux. Le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême traverse une crise existentielle, mais un nouvel espoir se dessine avec le groupe Morgane et le Grand Off.



