Ce 30 avril, la Fabrikulture dévoilera les lauréats de son concours de nouvelles noires, en amont de la 25e édition du Festival international du roman noir de Frontignan. Le thème de cette année, "25 ans dans le noir", a été imaginé par Monique Nicque, présidente honoraire de l'association. Avec son humour légendaire, elle continue de défier les esprits et d'inspirer les participants.
Un esprit vif et espiègle
Monique Nicque confie : "J'ai un goût prononcé pour le rire, hérité de mon père. J'ai grandi avec Bobby Lapointe et Raymond Devos." Comme ces artistes, elle jongle avec les mots, les lance en tous sens pour en capter l'humour. Tout l'inspire : roman, télévision, radio, peinture, photographie. Sa mémoire peut parfois la trahir, mais son esprit reste d'une agilité enviable. Lorsqu'on lui demande si elle a des nouvelles de sa mort prochaine, elle rétorque avec malice : "Des tuyaux de là-haut ?"
La naissance de la Fabrikulture
L'idée des ateliers d'écriture gratuits lui vient de son passé de professeur de français. "Je proposais des ateliers d'écriture à mes élèves et j'écrivais avec eux. Je ne gagnais pas toujours !" Après avoir corrigé des copies dans les embouteillages tout en gérant sa maisonnée et ses quatre fils, elle décide de changer de vie. Elle s'engage dans l'association Concerto, puis à Lieu ressource à Sète, avant de créer Fabrikulture en 2011 avec Nadège Poirier et Eliane Rieuner. Le nom est trouvé après un remue-méninges avec Joe Danière : "La Fabrikulture correspond à notre volonté d'aider les gens à fabriquer de la culture."
Des ateliers d'écriture uniques
Deux fois par semaine, l'association propose des ateliers gratuits de trois heures, à Sète et à Frontignan. Le principe : à partir d'une phrase d'accroche comme "je n'aurais jamais dû lui dire cela", les participants écrivent plusieurs pages en un temps limité. Monique Nicque participe également à l'exercice. Son astuce ? "Comme le temps est compté et que je ne sais pas quoi faire de mes personnages, je tue beaucoup à la fin des nouvelles. Ainsi, l'affaire est réglée." Elle confesse cela avec la douceur des héroïnes d'"Arsenic et vieilles dentelles", mais son seul poison est le stylo noir.
La Fabrikulture continue ainsi de promouvoir l'écriture et la culture, avec humour et passion, pour le plus grand plaisir des amateurs de mots.



