La compagnie de danse Elirale a organisé, lundi 11 mai, une matinée professionnelle dans les locaux du collège Kattalin-Elizalde, réunissant ses partenaires du Pays basque espagnol. L'événement s'inscrivait dans le cadre du projet transfrontalier « Harira », soutenu par le gouvernement basque. Ce projet vise à créer un espace de partage, de professionnalisation et d'expérimentation autour de la danse sur plusieurs territoires. Porté par la compagnie Dantzaz d'Errenteria, il associe d'autres partenaires du Pays basque espagnol, présents lors de cette rencontre.
Un projet chorégraphique pour les élèves
Pantxika Telleria a présenté le projet développé par Elirale, intitulé « Hegaldatzen bagina ? ». De janvier à mars, 17 enfants de CE1 et 51 jeunes de sixième ont participé à des ateliers de recherche et de médiation, avant de se produire sur la scène de Larreko devant le public. Ce projet illustre l'engagement de la compagnie en faveur de l'expérimentation chorégraphique en milieu scolaire.
Les bienfaits de la danse selon les enseignants
Susana Hiriart, professeure des 17 élèves de l'école publique du bourg, a expliqué pourquoi la danse favorise le vivre-ensemble en classe. « La danse demande de l'attention, de la concentration et de l'écoute des consignes », a-t-elle souligné. « Dans nos classes, nous constatons que les élèves ont du mal à suivre les consignes collectives. La danse implique aussi du mouvement, oblige à bouger devant ses camarades et donc à s'exposer aux regards. Elle développe la confiance en soi et incite les timides à se dépasser. »
Eneko Lamothe, professeur d'EPS au lycée Kattalin-Elizalde, a témoigné du lien entre pratique sportive et danse contemporaine. « Elle permet de se détacher d'une notion de compétition classique, elle est favorable au travail en groupe et génère une motricité nouvelle », a-t-il apprécié.
Catherine Vouvé, présidente d'Elirale et professeure de mathématiques, a constaté que la danse a un effet positif sur les processus d'apprentissage. « Je l'ai pratiquée avec des élèves en difficulté en mathématiques. Il n'y a pas de miracle, mais incontestablement l'expression corporelle et le mouvement rendent les concepts plus tangibles, plus vivants, plus mémorisables », a-t-elle conclu.



