Théo Mercier sculpte une œuvre monumentale en sable pour l'exposition de la Fondation Carmignac à Porquerolles
Théo Mercier sculpte une œuvre en sable pour la Fondation Carmignac

Théo Mercier signe une œuvre monumentale en sable pour l'exposition de la Fondation Carmignac à Porquerolles

Alors que la nouvelle exposition de la Fondation Carmignac, intitulée Sea, Pop and Sun, s'ouvrira le 25 avril prochain sur l'île de Porquerolles, l'artiste plasticien Théo Mercier est en train d'installer une œuvre monumentale et éphémère en sable au cœur de la villa. Cette création, intitulée C Clock, 2026, a été spécialement conçue pour l'événement et représente une ode éclatante à la liberté et à la vitalité des années 1960 et 1970, à travers l'esprit pop.

Une œuvre éphémère fruit d'une longue réflexion

Depuis le mois de mars, Théo Mercier et ses équipes travaillent sans relâche sur la réalisation de cette sculpture majestueuse, utilisant des dizaines de tonnes de sable tassées et sculptées. L'artiste marseillais explique : « Je voulais proposer quelque chose sur l'envers de la carte postale. La face cachée des plaisirs, des vacances, des loisirs. C'est quelque chose qui traverse beaucoup mon travail. » Cette approche lui permet de prendre un léger contre-pied par rapport aux autres artistes de l'exposition, comme Roy Lichtenstein ou Andy Warhol, en explorant les contradictions d'un monde tourné vers la joie de vivre.

Le sable : un matériau solide et fragile

Avec seulement de l'eau et du sable, Théo Mercier donne vie à son idée, créant un poisson, un coquillage, un pneu ou un bunker qui émergent d'une même matière. Il décrit ce processus comme « un travail de sculpture pur, où l'on part d'un bloc et on vient retirer la matière jusqu'à faire apparaître les formes. » Cette œuvre mutant évoque une vanité, symbolisant l'influence de l'homme sur une nature toujours plus fragile, même dans un site paradisiaque et protégé comme Porquerolles.

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Une réflexion sur l'exploitation du sable

Le sable n'est pas un matériau innocent pour Théo Mercier. Bien que sa sculpture sera rendue à la nature à la fin de l'exposition, il souligne que le sable est un bien très prisé et surexploité à travers le monde. « On imagine qu'il y en a partout, dans les déserts ou sur les plages, mais c'est surtout le matériau qui construit nos villes. Et il est en voie de disparition. Son extraction massive modifie profondément les paysages et les écosystèmes. » Cette dimension écologique ajoute une profondeur supplémentaire à son œuvre éphémère.

La dualité de l'éphémère

Le caractère éphémère de la sculpture séduit particulièrement Théo Mercier, qui apprécie la dualité entre le côté imposant de son œuvre et sa fragilité annoncée. « J'aime l'idée de faire des pièces très monumentales, qui ont une certaine autorité par leur taille, mais qui possèdent en même temps la poésie de quelque chose qui ne va pas durer. » Cette réflexion sur la temporalité et la permanence est au cœur de sa démarche artistique.

Des œuvres complémentaires exposées

En plus de cette pièce maîtresse, Théo Mercier présente également deux œuvres plus anciennes sous le titre Amour sans organe. Ces créations, qui conservent le même ADN, mettent en scène des coquillages traversés par des mains humaines, interrogeant un monde où les formes du vivant se trouvent peu à peu contaminées par des éléments industriels. Cette exposition promet ainsi d'offrir une expérience artistique riche et engagée, alliant esthétique pop et conscience environnementale.

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