Street art : 39 fresques murales habillent le collège-lycée Françoise Combes
Street art : 39 fresques murales au collège-lycée Françoise Combes

Le vernissage de trente-neuf fresques murales, réparties dans douze lieux à l'intérieur et à l'extérieur du collège-lycée Françoise Combes, s'est tenu le 27 mai dernier. Plus d'une centaine d'invités, incluant parents d'élèves, six artistes, représentants de l'Académie et collectivités, ont participé à cet événement festif empreint de curiosité. Aucun discours officiel n'a été prononcé, malgré la présence de décideurs. L'honneur est revenu à l'équipe éducative, aux artistes et surtout aux élèves.

Un projet artistique et pédagogique ambitieux

Le proviseur Renaud Lozar a déclaré avec émotion que le projet se suffit à lui-même, ne serait-ce que pour le nouveau regard des élèves. Cependant, l'apport des fresques murales citoyennes dépasse largement ce simple changement de perspective. Ce projet artistique et pédagogique, qualifié d'ambitieux et fédérateur, marquera profondément les jeunes. Ses objectifs multiples se sont concrétisés tout au long de l'année scolaire : valoriser la place des femmes dans les sciences, embellir et dynamiser l'environnement scolaire, impliquer élèves et personnels dans une démarche créative collaborative.

L'expérience partagée avec des artistes de renom du street art, tels qu'Andrea Ravo Mattoni, C215, Mara, Sunra, Noon, Paméla Araujo, Kuro 222 et Julien Barriol, a permis de créer sur les murs de l'établissement des œuvres majeures rendant hommage aux femmes, notamment dans le domaine scientifique.

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L'implication de toute la communauté éducative

L'engagement d'Annie Moles, secrétaire générale, a été particulièrement souligné. Décrite comme l'alpha et l'oméga du projet grâce à sa grande culture artistique, elle a joué un rôle clé. Une opération de cette envergure n'aurait pu aboutir sans la mobilisation de l'ensemble de la communauté éducative.

Le vernissage s'est déroulé sous forme de déambulation, mêlant découvertes artistiques et étonnement. L'émotion était palpable. Le public a saisi le sens des illustrations et des textes réalisés par les élèves. Par exemple, sur un siège de la cour, on pouvait lire : « Chez les peuples vraiment libres, les femmes sont libres », signé Miya. Plus loin, un collage affichait : « Je ne puis être la femme de ta vie, je suis déjà celle de la mienne ».

Le grand public devra attendre les journées portes ouvertes ou celles du patrimoine pour découvrir ces œuvres d'une grande modernité, installées dans ce cadre historique et patrimonial.

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