Ce mercredi 8 juillet, l'association MeltingPhot a reçu la visite du vice-président de la Région Occitanie, Jalil Benabdillah, et des conseillères régionales Aurélie Génolher et Julie Delalonde, venus soutenir son action d'éducation par l'image. Installée à Rochebelle, à Alès, l'association utilise la photographie et la vidéo comme outils pour aider les jeunes à reprendre confiance, découvrir des métiers et construire un projet d'avenir.
Un stage pour découvrir les métiers en devenant journaliste
Depuis plusieurs années, MeltingPhot développe l'initiative "Je filme mon futur métier", qui place des adolescents dans la peau de journalistes. Les participants rencontrent des professionnels, réalisent des interviews, apprennent la photographie, la vidéo, la mise en page et conçoivent un magazine. "L'idée, c'est de leur faire découvrir les métiers de leur choix. La rencontre avec des professionnels se fait en les faisant travailler comme une équipe de journalistes en tournage", explique Sabrina Fiandaca, coordinatrice de projets. Cette semaine, vingt-deux jeunes participent au stage. Le magazine finalisé sera présenté à l'automne.
Une mission d'éducation aux médias et de lutte contre la désinformation
Au-delà de l'apprentissage technique, MeltingPhot revendique une véritable mission d'éducation aux médias. "Les jeunes maîtrisent les outils, mais ils maîtrisent mal l'image. C'est à nous de leur donner les codes", souligne Sabrina Fiandaca. Les ateliers abordent également l'écriture, le décryptage de l'information et la lutte contre la désinformation.
Un tiers-lieu en projet pour renforcer l'action sur le territoire
L'association nourrit désormais une ambition plus large. Coordinateur de projets, Abdeslam Chaoui prépare la création d'un tiers-lieu regroupant plusieurs associations. Pensé comme un espace partagé, il devrait créer de nouveaux emplois et renforcer la présence de la structure sur le territoire. Ce dynamisme a convaincu la Région de poursuivre son accompagnement. "Nous les suivons depuis longtemps. Ils travaillent au long cours ; ils ne font pas des choses uniquement pour communiquer, ils font un travail vraiment structurel, structurant", souligne Jalil Benabdillah. Pour l'élu régional, l'association contribue à "faire rêver des enfants qui s'autocensurent" et à lutter contre le déterminisme social.



