Deux artistes aux parcours singuliers réunis à la galerie Maggy-Martel
La galerie Maggy-Martel accueille, du 6 au 12 avril, une exposition mettant en lumière le travail de deux artistes aux trajectoires artistiques remarquables et complémentaires. May, ancienne danseuse, et Pichman, photographe de formation, présentent leurs créations dans un dialogue fécond où leurs différences s'enrichissent mutuellement.
May : de la danse à la peinture des paysages
Après une longue carrière de danseuse, May a opéré une transition vers la peinture, explorant les paysages comme un prolongement des mouvements du corps. Elle décrit cette transformation avec passion : « La peinture est arrivée dans ma vie sans prévenir, un soir d'insomnie. Dans un premier temps, j'ai peint timidement sur des petites toiles avec de petits pinceaux, puis j'ai vu plus grand, j'ai tenté, raté, réessayé, badigeonné… C'était un élan assez instinctif devenu par la suite une réflexion, une recherche, une conscience produite en moi-même et sur la toile. Peu importe, cependant, la façon dont la peinture est étalée, tant que quelque chose se crée, se dit, s'inscrit. Le tableau se fait Bohème et, avec lui, moi aussi. C'est un voyage d'exploration, c'est ainsi qu'est né « Là-bas ».
Pichman : du drapé sculpté à la matière sensuelle
Quant à Pichman, initialement photographe, il s'est tourné vers un art mêlant bas-reliefs et peintures, modelant la matière avec une approche tactile. Il explique son parcours : « Je me suis glissé dans la matière du drap et de l'acrylique, tordant et encollant la fibre de coton pour en faire apparaître des sinuosités irisées, répondant ainsi à mon désir d'un rapport plus sensuel avec la matière que dans la photographie, que je n'ai cependant pas reniée. Dans les draps je m'enroule, je dors et je rêve en couleur. Il n'y a plus de terre, que le sommeil aux racines ascendantes. »
Une exposition en deux parties
Habitués des expositions communes, May et Pichman présentent à la galerie Maggy-Martel une sélection de leurs œuvres respectives. L'autre partie de leurs créations voyage actuellement en Italie sous la direction de l'artiste peintre italien Mané Baldassare, illustrant ainsi la portée internationale de leur travail.
L'exposition, intitulée « Là-bas » pour May et « Draps » pour Pichman, est accessible gratuitement du 6 au 12 avril. Elle offre aux visiteurs une immersion dans deux univers artistiques distincts mais harmonieux, où la peinture figurative de May rencontre les sculptures de drapé de Pichman.



