L'Antibes Art Fair célèbre la création artistique locale jusqu'au 20 avril 2026
Installée sur l'esplanade du Pré-des-Pêcheurs à Antibes, l'Antibes Art Fair accueille jusqu'au 20 avril 2026 une centaine de stands sous sa grande tente. Parmi les exposants, plusieurs artistes originaires de la cité des remparts partagent leur savoir-faire et leur passion commune pour les arts plastiques.
Muriel Lovo, la céramiste dentellière de porcelaine
Muriel Lovo, connue sous le pseudonyme Loupmana, est une ancienne bibliothécaire récemment reconvertie en céramiste. Formée aux Beaux-Arts de Vallauris, elle crée dans son atelier des lampes, de la vaisselle et des objets décoratifs en porcelaine. « Je me dis dentellière, puisque je travaille la dentelle de porcelaine », explique-t-elle avec un sourire.
Son approche artistique est profondément liée à sa vision des matériaux : « Je dis toujours que les pièces sont vivantes : la lumière et les ombres les transforment tout au long de la journée ». Elle mélange habilement différentes matières comme l'osier et la pâte de verre, cette dernière nécessitant un dosage extrêmement précis et une cuisson d'environ vingt-quatre heures.
Muriel Lovo pousse le perfectionnisme jusqu'à créer son propre nuancier de couleurs et ses engobes, ces enduits colorés appliqués sur la pâte céramique avant cuisson. « Il faut tout peser avec une balance extrêmement précise. C'est un gros travail, notamment pour le rose, qui est le plus difficile à obtenir avec les hautes températures », précise-t-elle.
Jacqueline Ropars, la peintre antiboise inspirée par sa ville
Dans l'allée Matisse, Jacqueline Ropars expose ses toiles. Parisienne d'origine mais Antiboise depuis plus de cinquante ans, cette artiste diplômée designer a découvert la peinture lors d'une cure thermale. « Pour m'occuper, je me suis inscrite à des cours de peinture », se souvient-elle.
C'est pendant le confinement qu'elle s'est pleinement consacrée à son art, pouvant peindre jusqu'à neuf heures par jour. Antibes reste sa principale source d'inspiration : « J'ai peint cinq tableaux, avec toujours cette même vue qui me passionne : celle vers l'est, où l'on voit le musée Picasso, la cathédrale et la tour sarrazine ».
La diversité artistique de l'Antibes Art Fair
L'événement présente une riche variété d'expressions artistiques :
- Mona Berga, dans l'allée Picasso, s'inspire de l'expressionnisme de l'école de New York et des impressionnistes français
- Nathalie Le Guillou, dont l'atelier-galerie est installé près du musée Picasso depuis dix ans, travaille la terre cuite, émaillée ou en bronze
- John Mejia, artiste colombien arrivé en France en 1998, présente ses aquarelles figuratives expressionnistes
John Mejia, qui partage sa vie entre Mougins et Antibes, développe sa philosophie artistique : « Je suis un peintre figuratif expressionniste. Je m'inspire de la vie et de tout ce que je vois. Je peins beaucoup de souvenirs ». Certaines de ses toiles, réalisées en collaboration avec l'artiste niçois Guillaume Cavalier, sont également visibles sur le stand de ce dernier.
Projets artistiques et perspectives futures
L'Antibes Art Fair n'est qu'une étape dans le parcours de ces artistes. John Mejia prépare notamment un projet intitulé « Histoire de vie » avec le Cannois Grégory Berben, une exposition prévue cette année à la médiathèque de Grasse.
Bruno Evrard, ancien représentant en équipement aéronautique reconverti en céramiste, complète ce panorama d'artistes locaux ayant trouvé dans les arts plastiques une nouvelle vocation.
L'Antibes Art Fair se déroule tous les jours de 11 heures à 19 heures sur l'esplanade du Pré-des-Pêcheurs, avec un tarif d'entrée de 14 euros. Cet événement rassemble des créateurs unis par un même point commun : l'amour profond de l'art comme expression vivante et quotidienne.



