Anny Duperey crée la polémique en défendant Patrick Bruel face aux accusations de violences sexuelles
Dans une interview récente sur la chaîne YouTube ABC Talk TV, l'actrice Anny Duperey, âgée de 78 ans, a tenu des propos controversés en défendant le chanteur et acteur Patrick Bruel, actuellement accusé de violences sexuelles et de viol par huit femmes. Ses déclarations ont rapidement suscité l'indignation et le débat sur les réseaux sociaux et dans les médias.
Une défense surprenante basée sur des images d'archives
Interrogée par la journaliste Florence Belkacem sur ces accusations, Anny Duperey a répondu avec un sourire, évoquant les images d'époque où les fans du chanteur criaient « Patriiiick » de manière hystérique. « J'ai vu des films de certaines sorties de Bruel où je pense que c'est lui qui aurait pu porter plainte pour agression sexuelle avec les filles qui se jetaient sur lui », a-t-elle affirmé. Elle a ajouté que les femmes, lorsqu'elles désirent un homme, « n'ont aucune pudeur, mais aucune ! », minimisant ainsi les allégations portées contre l'artiste.
Les hommes décrits comme 'à plaindre' dans leur rôle primaire
Plus largement, Anny Duperey a développé une vision des relations entre les sexes qui a choqué de nombreux auditeurs. Elle estime que « les hommes, dans leur rôle fondamental, primaire, sont à plaindre », car ils n'auraient « pas le droit » d'utiliser « leurs besoins primaires ». En contraste, elle décrit les femmes comme ayant « un ventre pour faire des enfants » ou pour « faire la pute librement ». Elle a également regretté que, dans la société actuelle, « on ne peut plus casser la gueule à son voisin c'est très mal vu, on peut plus faire du rodéo en bagnole parce que non, ce n'est pas possible », suggérant une nostalgie pour des comportements violents ou risqués.
Reconnaissance partielle des abus et position féministe contestée
Malgré ces propos, Anny Duperey a concédé que « incontestablement, il y a eu des abus » et des « épouvantables prédateurs » dénoncés par le mouvement #MeToo. Concernant les accusations spécifiques contre Patrick Bruel, elle a admis que « c'est peut-être vrai », tout en spéculant que « peut-être qu'il n'aimait pas qu'on se jette sur lui et qu'il préférait lui se jeter sur les filles ». Elle s'est dite « profondément féministe », mais a ajouté qu'« il faut savoir aussi comment on est », une remarque qui a été perçue comme victim-blaming par ses détracteurs.
Antécédents de déclarations polémiques
Ce n'est pas la première fois qu'Anny Duperey provoque la controverse. Elle avait déjà critiqué l'actrice Judith Godrèche et qualifié ses accusations contre les réalisateurs Jacques Doillon et Benoît Jacquot de « chasse aux sorcières ». Ces prises de position récurrentes l'ont placée au cœur des débats sur la parole des victimes et la responsabilité des hommes dans les affaires de violences sexuelles.
Les réactions à ses déclarations ont été vives, avec de nombreux commentateurs dénonçant une minimisation des violences faites aux femmes et une vision archaïque des genres. L'affaire Patrick Bruel, quant à elle, reste en cours, avec les accusations portées par huit femmes qui attendent toujours une réponse judiciaire.



