Justin Piveteau partage l'art du dessin naturaliste à Biosphera
Justin Piveteau et le dessin naturaliste à Biosphera

Justin Piveteau, auteur de l’exposition "Toute l’eau de sa fourrure", a conduit deux ateliers les 26 et 27 mai à Biosphera, à Cendras. Une vingtaine de participants ont ainsi pu plonger dans son univers artistique.

Un art exigeant mais accessible

Dessinateur naturaliste, Justin Piveteau a partagé les bases d’une pratique qui demande avant tout d’apprendre à regarder. "Ces ateliers, je les propose pour essayer de montrer comment on fait pour capter la vie sur le papier, ce que c’est de dessiner sur le terrain", explique-t-il. Il décrit cette activité comme "assez exigeante, assez compliquée et parfois frustrante quand on n’a pas l’habitude de la faire".

Pour lever cette appréhension, l’artiste a adopté une approche ludique, avec de nombreux petits dessins et aucun objectif de réussite esthétique. L’enjeu était plutôt de comprendre "comment on intègre ce qu’on voit cérébralement et comment ça vient jusqu’à la main".

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Observer, mémoriser, restituer

Les participants ont travaillé par étapes : observer, mémoriser, restituer. "On a tous une manière différente de regarder. On ne retient pas tous les mêmes choses et c’est très intéressant", souligne le dessinateur. Face à un oiseau, le premier défi est de saisir son attitude, son mouvement, la taille du bec ou les proportions générales. "Par exemple la mésange, comment faire sa tête, son masque noir et blanc, tout ça c’est déjà un exercice très complet."

D’autres exercices ont permis d’aborder le fusain ou le feutre. Ce dernier a l’intérêt d’empêcher de gommer, ce qui libère la main et encourage la spontanéité.

Une passion pour le terrain

Cette attention au terrain se retrouve dans le travail personnel de Justin Piveteau. "En ce moment, c’est la très haute saison pour les oiseaux, pour la reproduction, pour documenter beaucoup de choses qui se passent sur une période courte", confie-t-il. En juin, il poursuivra son enquête sur les circaètes Jean-le-Blanc, des rapaces spécialisés dans la chasse aux serpents, qu’il suit depuis plusieurs années et qui le fascinent particulièrement.

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