Compositeurs et IA : un outil, pas un remplacement
Compositeurs et IA : un outil, pas un remplacement

Dans leurs studios parisiens, Paul-Marie Barbier et Julien Grunberg, duo de compositeurs pour le cinéma et les séries, expérimentent les outils d’intelligence artificielle pour répondre à des demandes toujours plus exigeantes. Ils ont notamment écrit et arrangé la musique des séries La Fièvre et Family Business. Pour eux, l'IA est un outil précieux mais ne remplace pas la créativité humaine.

Une intégration progressive de l'IA

Les deux compositeurs intègrent l'IA dans leur processus créatif depuis plusieurs années. Ils utilisent des logiciels capables de générer des propositions mélodiques, des harmonies ou des textures sonores. Cela leur permet d'explorer des pistes rapidement et de gagner du temps dans la phase de recherche. Cependant, ils insistent sur le fait que l'IA ne compose pas à leur place. « On l’utilise comme un outil, pas pour qu’elle fasse la musique à notre place », explique Paul-Marie Barbier.

Répondre aux exigences du cinéma

Le cinéma et les séries imposent des délais serrés et des demandes spécifiques. L'IA aide à générer des variations d'un thème ou à adapter une ambiance sonore. Julien Grunberg précise : « L'IA nous permet de proposer plusieurs versions d'une même scène en peu de temps. Cela laisse plus de place à l'expérimentation. » Mais le choix final et l'émotion restent humains.

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Les limites de l'IA

Malgré ses avantages, l'IA a des limites. Elle ne comprend pas le contexte narratif ou émotionnel d'une scène. Les compositeurs doivent guider l'outil et affiner les résultats. « L'IA peut produire des choses intéressantes, mais elle manque de sens artistique. C'est à nous de lui donner une direction », ajoute Paul-Marie Barbier.

Un avenir collaboratif

Pour les deux artistes, l'IA est un collaborateur de plus, comme un musicien ou un ingénieur du son. Ils envisagent un futur où l'IA sera omniprésente dans les studios, mais toujours sous le contrôle des compositeurs. « La technologie évolue, mais la musique reste une affaire humaine », conclut Julien Grunberg.

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