En dépit de la promesse aguicheuse de son titre, c'est d'abord un passionnant dialogue intergénérationnel sur les mutations technologiques en cours. Dans Vivre 1 000 ans (Buchet-Chastel), Laurent Alexandre et Alexandre Tsicopoulos confrontent leurs points de vue sur l'IA, la longévité ou la peur grandissante d'une "apocalypse des emplois".
Deux générations, deux regards
Le premier, âgé de 65 ans, est un entrepreneur multidiplômé : chirurgien, énarque et MBA d'HEC. Il a fait fortune dans l'économie numérique et affiche sa peur de rater une révolution scientifique du fait de son âge. Le second, 25 ans, est un blogueur tech qui ne cache pas son inquiétude face à l'obsolescence programmée du cerveau humain.
Un échange riche et contrasté
Cet ouvrage propose une réflexion approfondie sur les bouleversements à venir. Les auteurs abordent des thèmes variés tels que l'impact de l'intelligence artificielle sur le marché du travail, les promesses de la médecine régénérative et les enjeux éthiques d'une vie prolongée. Chaque chapitre est construit comme un débat, où les arguments s'entrechoquent et se complètent.
- Intelligence artificielle : menace ou opportunité ? Les deux auteurs s'accordent sur son importance cruciale mais divergent sur les modalités de son intégration.
- Longévité : Laurent Alexandre voit dans les biotechnologies une chance de repousser les limites de la vie, tandis qu'Alexandre Tsicopoulos met en garde contre les inégalités que cela pourrait creuser.
- Emploi : La crainte d'une "apocalypse des emplois" est partagée, mais des solutions différentes sont envisagées, allant de la formation continue à un revenu universel.
Ce dialogue intergénérationnel offre une perspective unique sur les défis du XXIe siècle. Il ne s'agit pas seulement d'un livre sur la technologie, mais aussi d'une réflexion sur ce que signifie être humain à une époque de changements accélérés. Les lecteurs y trouveront matière à nourrir leur propre réflexion, qu'ils soient optimistes ou pessimistes face au futur.



