La start-up montpelliéraine NovaGray, cofondée par Clémence Franc, révolutionne le traitement du cancer avec le test Rila. Ce test sanguin, désormais intégré à la pratique clinique standard à l’institut du cancer de Montpellier, permet de personnaliser la radiothérapie en évaluant la tolérance individuelle des patients avant le début du traitement.
Un test en deux étapes pour mieux soigner
Le test Rila se déroule en deux phases. D’abord, une analyse biologique examine la réaction des lymphocytes après irradiation. Ensuite, un algorithme traite les données pour fournir une feuille de route personnalisée aux cliniciens. L’ensemble du processus prend moins d’une semaine, sans retarder le début de la thérapie. Selon Clémence Franc, cette avancée permet d’anticiper les effets secondaires graves, comme les œdèmes ou les fibroses, qui touchent 5 à 10 % des patients.
Une innovation validée par la recherche
Le test a été validé par une étude française portant sur plus de 3 000 malades. Il détecte avec une excellente valeur prédictive les 5 % de patientes atteintes d’un cancer du sein présentant une radiosensibilité accrue. Pour ces patientes, des protocoles de recherche adaptent les volumes et doses de radiothérapie. Clémence Franc souligne l’importance de cet outil : “On apporte notre pierre à l’édifice dans la personnalisation de la radiothérapie.”
Une reconnaissance internationale
Déjà classée par le Massachusetts Institute of Technology review parmi les entrepreneurs français à surveiller, Clémence Franc voit dans ce test l’aboutissement de près de dix ans de travail. Le test est désormais disponible en précommercialisation et adopté par des centres d’oncologie de premier plan en Europe, renforçant la position de Montpellier comme pôle d’innovation en oncologie.



