Le rappeur Booba a été condamné à trois mois de prison avec sursis et 30 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris, comme l'a rapporté Le Figaro. Il était poursuivi pour cyberharcèlement et injures publiques à caractère discriminatoire envers la journaliste de Franceinfo Linh-Lan Dao. Il a également écopé d'une amende de 20 000 euros pour injures envers Tristan Mendès France, spécialiste des cultures numériques.
Les faits reprochés
En janvier 2024, Linh-Lan Dao avait publié un article dans la rubrique fact-checking de franceinfo.fr. Elle y démentait une rumeur relayée par Booba sur X, concernant un lien présumé entre le vaccin à ARN messager et la maladie de Creutzfeldt-Jakob. En réaction, le rappeur avait publié plusieurs messages la ciblant publiquement.
Un "chef de meute"
La journaliste a ensuite subi une vague de cyberharcèlement de la part de la communauté de Booba, qui comptait alors près de 6 millions d'abonnés. Elle a reçu de nombreux propos racistes. Selon l'avocate de la plaignante, Booba ne pouvait ignorer la vague de haine déclenchée par ses messages. De son côté, Tristan Mendès France, qui n'a pas déposé plainte, a déploré des propos antisémites, le rappeur ayant fait allusion à son "nez". Dans la culture antisémite, les juifs sont souvent caricaturés avec un nez crochu.
Absence du rappeur
Booba était absent à son procès en décembre, qui avait été renvoyé en son absence, ainsi qu'à celui du 1er avril. Sa défense a rejeté les accusations, refusant le rôle de "chef de meute" que lui attribuait l'avocate de la journaliste.



