Canicule à Roland-Garros : les joueurs luttent contre la chaleur
Roland-Garros : la chaleur met les joueurs à rude épreuve

Invitation surprise de cette première semaine, la chaleur vient perturber les organismes des joueurs et le confort des spectateurs. Les favoris doivent éviter le coup de chaud jusqu'à dimanche pour ne pas compromettre leur tournoi.

La poche de glaçons, la serviette réfrigérée, la gourde déversée sur la tête : toutes les techniques sont bonnes pour s'offrir un répit, un réconfort, le temps de 90 secondes. À Paris, on craint souvent la pluie. On en oublie presque que disputer ou regarder un match en plein cagnard, sous 34 degrés, peut être redoutable. Dans les tribunes, les éventails frémissent dès 11 heures jusqu'au coucher du soleil. Les malchanceux dont le siège flambe au soleil coulissent inexorablement vers l'ombre ou dans les coursives du court.

Sur le court, c'est marche ou crève. « Gérer, gérer… c'est un bien grand mot, souffle Arthur Rinderknech, après sa victoire en trois manches au premier tour lundi. Il faut surtout survivre, s'accrocher pour le prochain point. Ne pas se dire qu'il fait trop chaud, qu'on est trempé, trop transpirant. » Face à Jurij Rodionov, le n°2 français a tout donné pour s'adjuger le premier set au tie-break et mettre un coup au moral de son adversaire. « Quand derrière, tu as encore trois sets, que tu es déjà épuisé par une heure et quart de match, c'est très important. »

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Ramasseuse évacuée

La chaleur peut-elle troubler l'ordre établi ? « Il va y avoir des surprises, des défaillances », prévient Arthur Rinderknech. Double finaliste à Roland-Garros (2022, 2023), Casper Ruud est passé tout près de sa première défaite d'entrée Porte d'Auteuil lundi. Alors qu'il menait deux sets à zéro, le Norvégien a pris un mur face à Roman Safiullin, pas plus frais que son adversaire. « J'ai eu une insolation, je n'avais ressenti ça qu'une fois dans ma carrière à Washington, confiait le 16e joueur mondial. Je me sens mal, extrêmement fatigué. J'ai tenté de ralentir pour retrouver un rythme cardiaque normal et faire baisser la température de mon corps. » Celui qui s'avance en outsider du tournoi a fini par s'en sortir en cinq manches.

Mardi, une ramasseuse de balles a dû être évacuée du court, incapable d'attraper une balle d'Andrey Rublev. Elle a été exfiltrée par l'arbitre pour pouvoir souffler. Personne n'est épargnée. « Il faut tenir jusqu'à ce week-end », espère Casper Ruud, pour garder ses ambitions intactes avant une chute de dix degrés dès dimanche où le thermomètre redescendra à 23 degrés. La deuxième semaine sera plus clémente.

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