Une crevaison n’est jamais une bonne nouvelle dans le monde du vélo. Mais les conséquences varient en fonction du moment. Ce vendredi matin à Sos, le Biracais Alban Picard et la Marmandaise Lilou Jauvin ont tous les deux connu un problème de roue, non loin du podium de départ de la huitième édition du Chrono 47. Mais avec des répercussions bien différentes.
Un incident anodin pour Picard, un handicap pour les féminines
Pour Alban Picard, la crevaison est survenue sur le trajet vers le site, quelques minutes avant le départ. Un simple contretemps qui n’a pas entravé sa course. En revanche, pour l’équipe Marmande Women Développement, l’incident a été bien plus grave. Une de ses coureuses a crevé après seulement une centaine de mètres de course. « En sachant qu’elle devait aller au bout du chrono », rappelait, à l’issue de l’épreuve, le directeur sportif Lilian Langella.
Des difficultés techniques en cascade
Comme si cela ne suffisait pas, « une des filles s’est écartée plus tôt que prévu ». Résultat : les Lot-et-Garonnaises ont accompli la quasi-totalité du parcours à quatre, alors que le temps, sur la ligne d’arrivée, était pris sur la quatrième. Elles avaient ainsi rapidement épuisé tous leurs jokers. Et n’ont pas eu d’autre choix que d’attendre Thaïs Poirier lorsque cette dernière a été contrainte de changer de vélo, en raison d’un « dérailleur bloqué après avoir pris un trou. Elle a dû prendre son vélo de route et finir ainsi ».
Une déception partagée
Dans ces conditions, s’imposer devenait mission impossible, même si c’était l’objectif initial. Mais si elles ont terminé à près d’une minute des lauréates occitanes, elles ont échoué à moins d’une seconde de la troisième place. Rageant. « On avait toutes à cœur de bien faire et on savait qu’on avait les capacités de l’emporter, soulignait Diane Frouard, une demi-heure après l’arrivée. On est donc vraiment très très déçues. C’est aussi super frustrant de finir si près du podium, après tout ce que l’on a vécu. »
Le podium amer d'Alban Picard
Le podium, Alban Picard est en revanche monté dessus. Sur la troisième marche en l’occurrence. Mais celle-ci avait un petit goût amer. Parce que la sélection de Nouvelle-Aquitaine, à laquelle il appartient, visait la plus haute marche. Parce qu’à titre personnel, le Biracais n’a pas eu le rendement escompté, puisqu’il n’a pu accompagner ses camarades - dont l’Agenais Tom Péré - jusqu’au bout, ayant lâché prise à une petite dizaine de kilomètres de l’arrivée. « Je suis déçu, car si j’avais été en forme, je pense qu’on aurait pu gagner, résumait-il à l’issue de la course. J’ai lâché beaucoup trop tôt, alors que j’étais censé finir. Mais je n’étais pas bien, surtout au niveau des jambes. » Ce qui n’a donc pas empêché son équipe de finir dans le top 3. « Troisième, c’est anecdotique, car on était venu chercher la victoire. »
Un week-end de compétition qui continue
Mais à l’instar des Marmandaises, son week-end de compétition ne faisait que commencer. Tous ont rendez-vous ce samedi en Haute-Garonne, pour le Grand Prix de Cintegabelle, support d’une nouvelle manche de la Coupe de France.
Les classements
U19, deuxième manche de la Coupe de France (12 équipes) :
- Bretagne, les 28,5 km en 36’56’’81.
- Pays de la Loire, à 1’’82 (36’58’’63).
- Nouvelle-Aquitaine, à 4’’ (37’00’’92).
- Auvergne-Rhône-Alpes, à 17’’ (37’14’’33).
- Normandie, à 35’’ (37’32’’48).
N2 féminine, troisième manche de la Coupe de France (16 équipes) :
- Occitane CF Féminin, les 28,5 km en 43’44’’65.
- Team Elles, à 35’’ (44’19’’92).
- Team PRL, à 56’’ (44’41’’29).
- Marmande Women Développement, à 57’’ (44’42’’11).
- Eurinvest by Albi, à 1’10’’ (44’55’’05).



