Le défi olympique des hockeyeurs français face aux géants mondiaux
L'aventure olympique débute ce jeudi midi pour les hockeyeurs français qui affrontent la Suisse, deuxième nation au classement mondial, dans le cadre des Jeux de Milan-Cortina. Les Bleus, quatorzièmes mondiaux, savent qu'ils auront fort à faire lors de ce match de poules inaugural, mais le format particulier du tournoi leur permet d'envisager une qualification pour les quarts de finale.
Un retour aux Jeux après vingt-deux ans d'absence
Repêchée après l'éviction de la Russie en raison de l'invasion de l'Ukraine, l'équipe de France savoure son retour aux Jeux Olympiques, elle qui n'y avait plus participé depuis Salt Lake City en 2002. « On n'est pas au niveau du foot, du basket ou du hand : pour nous, juste d'aller aux JO, c'est plus ou moins déjà une médaille d'or », souligne l'attaquant expérimenté Pierre-Edouard Bellemare. Son coéquipier Sacha Treille ajoute : « Avec tous les joueurs de NHL, le niveau du tournoi va être incroyable, pour moi c'est quelque chose de magique. »
La Suisse en entrée de tournoi
Le premier adversaire des Bleus sera donc la Suisse ce jeudi à 12h10. Yorick Treille, alors joueur, et ses partenaires étaient parvenus à décrocher un match nul (3-3) en ouverture contre la Nati à Salt Lake en 2002. Mais depuis, les deux sélections ont suivi des trajectoires très différentes. La Suisse s'est sérieusement renforcée avec un sport de plus en plus populaire dans le pays, occupant actuellement la deuxième place mondiale. Les Helvètes ont été finalistes des deux derniers Championnats du monde en 2024 et 2025, même si de nombreux joueurs de NHL étaient absents de ces tournois.
Un parcours semé d'embûches
Après la Suisse, les Bleus affronteront vendredi à 16h40 la rugueuse République tchèque, cinquième nation mondiale et éternelle candidate au dernier carré. Puis dimanche, ils pousseront encore le curseur d'un cran avec comme troisième adversaire le Canada, grand favori pour le titre olympique. « Nous on joue sans complexe, c'est un peu le secret de cette équipe de France », explique Sacha Treille. « On a déjà fait des exploits par le passé et à chaque match on se dit que ce n'est pas impossible. »
Une chance de qualification préservée
Même en cas de défaites lors des trois premiers matches, les Bleus disputeront le 17 février une rencontre de barrage dont le vainqueur rejoindra les quarts de finale. Contre un adversaire potentiellement moins relevé, sur un seul match, les hockeyeurs français peuvent rêver de sauver leur tournoi et de se qualifier pour la suite de la compétition.
Un groupe soudé et déterminé
Le plan de jeu sera simple : défendre avec acharnement, tenir et essayer de marquer en contre-attaque, avec des attaquants performants comme Bellemare, Treille, Alexandre Texier (seul représentant tricolore en NHL actuellement avec Montréal) ou Stéphane Da Costa, qui a obtenu une autorisation exceptionnelle de son club russe d'Ekaterinbourg. « C'est un groupe travailleur, solidaire, fier et passionné », souligne le sélectionneur Yorick Treille. « La force collective repose sur la capacité de chacun à accepter le rôle précis qui lui est attribué et à mettre ses qualités au service de l'équipe. Il faudra rester concentrés sur nos valeurs, se préparer à repousser nos limites et être le meilleur de nous-même chaque jour. »
Les Bleus restent sur un Mondial 2025 très décevant où ils ont terminé derniers, mais cette aventure olympique représente une page blanche à écrire. Avec humilité et détermination, l'équipe de France espère créer la surprise et marquer son retour sur la scène internationale après plus de deux décennies d'absence.