EDF et handisport : Ugo Didier sensibilise 200 lycéens à Oloron
EDF et handisport : Ugo Didier sensibilise 200 lycéens

EDF et le Comité Régional Handisport Nouvelle-Aquitaine ont organisé au lycée Guynemer d'Oloron-Sainte-Marie, une rencontre avec l'athlète paralympique Ugo Didier. L'objectif était de montrer que « le handicap n'est pas un frein ». Cette journée, coorganisée par le fournisseur d'électricité EDF et le Comité Régional Handisport Nouvelle-Aquitaine, a permis à près de 200 lycéens de découvrir la richesse du parasport et de mieux appréhender les réalités du handicap.

Un champion dans mon école

Cet événement s'inscrit dans le cadre de l'opération « Un champion dans mon école by EDF », visant à promouvoir l'inclusion par le sport auprès des jeunes générations. La présence de l'athlète paralympique Ugo Didier, champion de natation né avec des pieds bots et une atrophie musculaire, a marqué les esprits. « Je voulais jouer au football ou au volleyball, mais avec mon handicap, courir ou sauter n'était pas envisageable », confie-t-il. Il a alors rejoint un club de paranatation en 2015. Concourant en catégorie S9, qui regroupe les handicaps physiques les moins sévères, il décroche son premier titre mondial à seulement 17 ans. Aujourd'hui, il détient cinq médailles paralympiques dont une en or et plusieurs titres de champion du monde et d'Europe. « C'était un choix par défaut mais heureusement que j'ai trouvé la natation, je m'y suis épanoui », déclare celui qui se prépare désormais pour les Jeux de Los Angeles en 2028.

Des ateliers immersifs pour changer le regard

Ce type d'événement est une première pour Ugo Didier. « Cela me tient à cœur d'y participer, je veux montrer que le handicap n'empêche pas de vivre. C'est important de transmettre ces valeurs car la jeune génération est celle qui peut faire évoluer le regard sur le handicap, que ce soit dans le sport ou dans la vie de tous les jours », partage-t-il. Pour débuter cette journée, l'athlète de 24 ans a partagé son parcours lors d'un échange avec les étudiants et les professeurs. Il a évoqué la gestion des Jeux Olympiques, l'après-JO, le classement des handicaps dans le sport, ainsi que les exigences de la natation. Les élèves, allant de la troisième jusqu'à la terminale, ont ensuite rejoint le gymnase pour découvrir différentes disciplines du parasport à travers des ateliers immersifs. « L'idée, c'est qu'ils expérimentent des sports qu'ils ne connaissent pas et de changer le regard sur le handisport », explique Alexandra Heins, responsable communication chez EDF Nouvelle-Aquitaine. Les élèves ont pu s'initier au cécifoot, au biathlon fauteuil, à la boccia (apparenté à la pétanque) ou encore au rugby fauteuil. Se déplacer avec un fauteuil roulant tout en tenant une balle ou mettre un but les yeux bandés n'est pas aussi simple que l'on croit. Calvo, 18 ans, élève en terminale, confie : « C'est intéressant de savoir qu'on n'est pas tous à parts égales dans le sport et que même si on a des handicaps, on peut en faire une force. »

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L'héritage des JO de Paris

Depuis les Jeux Olympiques de Paris 2024, le handisport français connaît une nouvelle notoriété. « C'est un héritage qu'on essaye de faire perdurer », commente Alexandra Heins. Cet événement mondial avait suscité un engouement de grande ampleur pour le sport paralympique avec des records d'audience, plus 40 % d'audimat par rapport à Tokyo en 2021, et une augmentation des inscriptions dans plusieurs disciplines parasportives. Cependant, Léo Brien, président du comité régional handisport, souligne qu'il reste du travail : « Quand on parle de handicap, on parle beaucoup de pitié et d'émotion, alors que nous voulons plutôt montrer l'aspect positif et que ces personnes sont aussi performantes que n'importe qui. »

Un partenariat renouvelé

À l'occasion de cette journée, EDF Nouvelle-Aquitaine et le Comité régional Handisport Nouvelle-Aquitaine ont renouvelé leur partenariat, engagé depuis plus de 30 ans. « Ce partenariat a pour vocation de développer le sport et le parasport partout et pour tous », précise Alexandra Heins. Lancées en 2016 en partenariat avec la Fédération Française de Handisport, ces opérations ont déjà permis de sensibiliser plus de 10 000 élèves à travers la France, dont près de 1 000 en Nouvelle-Aquitaine.

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