Alain Wathelet, l'entraîneur des féminines de l'OGC Nice, ne conçoit pas que l'équipe professionnelle de Seconde Ligue disparaisse. Alors que le maintien sportif est assuré (8e sur 12 après la victoire 4-3 face à Metz le 24 mai 2026), l'avenir au niveau professionnel reste incertain. Wathelet tire le bilan de la saison et se projette sur les semaines décisives à venir.
Une saison difficile mais honorable
Wathelet qualifie cette première saison complète de « difficile ». Ayant seulement trois mois d'expérience en football féminin avant de prendre les rênes, il reconnaît avoir commis des erreurs de casting et de management. Cependant, il estime que la saison est honorable, avec 29 points, soit cinq de plus que l'objectif initial de 24 points.
Progrès défensifs et mental d'acier
L'équipe a progressé défensivement, même si trop de buts ont été encaissés en fin de saison. Wathelet souligne la régularité et le mental de l'équipe, à l'exception du match à Grenoble. Grâce au travail sur les émotions, la solidarité et la communication, l'équipe a gagné en maturité. Les jeunes joueuses comme Marina Rousseau, Jade Mokhtari et Léa Servolle ont été intégrées, conformément à la volonté de Wathelet de miser sur les talents locaux de la région Paca.
Un avenir professionnel incertain
Wathelet tient à souligner le soutien d'Ineos tout au long de la saison : mutualisation des services, budget promis, etc. Cependant, Ineos a annoncé qu'il n'alimentera plus les caisses pour la D2 la saison prochaine. Le club étant en vente, Wathelet espère qu'un repreneur, peut-être l'Américain évoqué dans les médias, maintiendra la section féminine. Il envisage la création d'une SASP féminine autonome.
« On ne peut pas arrêter, on n'a pas le droit, on doit se battre. »
Wathelet insiste sur l'importance de l'équipe pour le club : « L'OGC Nice, c'est mon club de cœur. Les joueuses se battent pour leurs couleurs, avec une âme. » Il refuse l'idée d'une disparition.
Honnêteté avec les joueuses et plan B
Wathelet et le président Ange Ferracci ont été transparents avec les joueuses, les encourageant à envisager un plan B si un projet se présente avant que le club puisse se positionner. Le plan A reste l'OGC Nice. Aucun départ officiel n'est encore enregistré, mais Wathelet souhaite faire évoluer son groupe. Il précise : « Si la D2 ne repart pas, je ne repars pas non plus. »
Soutien au club et perspectives
Les joueuses vivent cette situation avec professionnalisme. Après avoir obtenu le maintien à Auxerre, elles se tournent désormais vers le match des garçons en barrages de Ligue 1. Wathelet annonce une réunion pour soutenir l'équipe masculine et l'OGC Nice handball. Il reste persuadé que cette équipe a un avenir prometteur, capable de rivaliser avec la D1 dans deux ou trois ans.



