Ce dimanche 5 juillet 2026 restera comme l'un des jours les plus surréalistes de l'histoire de la Coupe du Monde. Entre un coup de fil de Donald Trump qui fait plier la Fifa, les adieux en larmes de Neymar face aux Vikings norvégiens et un match d'anthologie dans la fournaise de Mexico, le Mondial a basculé dans une dimension où le football devient une extension de la politique américaine.
La trumperie : la Maison-Blanche impose sa loi à la Fifa
Le scandale qui secoue le Mondial avant le choc États-Unis-Belgique à Seattle : l'expulsion du buteur américain Folarin Balogun contre la Bosnie-Herzégovine devait entraîner une suspension. Mais un coup de fil de Donald Trump à Gianni Infantino a soudainement fait découvrir à la Fifa les vertus de la clémence. La suspension a été annulée, remplacée par un simple sursis. La Fifa jure qu'il ne s'agit que de l'application de son règlement, une coïncidence que personne ne croit.
Face à cette ingérence, le sélectionneur belge Rudi Garcia a ironisé en conférence de presse : « Je ne savais pas que dans les bureaux de la Fifa, le 5 juillet correspondait au 1er avril. […] Nous ne défendons pas l'équipe nationale, nous défendons le football, son éthique et son histoire. » Dans les médias belges, la colère est totale. Vincent Langendries (RTBF) fustige « le paroxysme du ridicule voire de la honte ». Pieter-Jan Calcoen (Nieuwsblad) est encore plus direct : « C'est corrompu à 100 %. C'est de la politique à la tête du client. » Le Soir estime que la Fifa « vient de mettre son impartialité en solde ».
Le joueur : Haaland fait pleurer Neymar et l'envoie à la retraite
Au MetLife Stadium, le choc des huitièmes de finale a tourné à la tragédie grecque pour le Brésil, dominé 2-1 par une implacable équipe de Norvège. Erling Haaland s'est offert un doublé, rejoignant Mbappé et Messi en tête du classement des buteurs avec 7 buts, propulsant les Vikings dans le tout premier quart de finale de Coupe du Monde de leur histoire. Pour le Brésil, la pilule est d'autant plus dure à avaler que la sélection n'avait plus pris la porte si tôt depuis 1990, et qu'elle n'a plus gagné contre une nation européenne en match à élimination directe depuis son sacre en 2002.
Entré en jeu malgré une blessure au mollet, Neymar a réduit l'écart sur penalty dans le temps additionnel, inscrivant son 80e but en sélection – un record – qui sera aussi le dernier. En larmes, le joueur de 34 ans a officialisé sa retraite internationale : « J'ai essayé, j'ai essayé. Maintenant, c'est fini. Ça a commencé ici, ça s'achève ici. » Une fin cruelle dans l'enceinte même où il avait honoré sa toute première sélection, seize ans plus tôt.
Le match : l'Angleterre survit à l'enfer de l'Azteca
Devant plus de 80 000 spectateurs, Jude Bellingham a assommé le Mexique avec deux buts en deux minutes avant que tout bascule : carton rouge contre Jarell Quansah, siège du but anglais, Jordan Pickford en état de grâce, Harry Kane qui marque un penalty… puis en offre un au Mexique quelques minutes plus tard. Dans une ambiance volcanique, les Three Lions ont finalement dompté l'un des pays hôtes (3-2), réglant au passage un vieux contentieux avec le stade de la « Main de Dieu » de Diego Maradona en 1986. Au coup de sifflet final, l'Azteca s'est éteint, laissant le Mexique devenir le deuxième pays organisateur éliminé en huitièmes après le Canada. L'Angleterre file en quarts défier la Norvège.
La vidéo : Harry Kane transformé en Mickey Mouse
Après quatre-vingt-dix minutes d'un combat étouffant à 2 240 mètres d'altitude, Harry Kane s'est présenté au micro de la BBC avec une voix méconnaissable, devenue subitement ultra-aiguë. La séquence a affolé les compteurs avec environ 11 millions de vues. « Quatre-vingt-dix minutes au stade Azteca et Harry Kane s'est transformé en Mickey Mouse », a raillé un internaute. Hilare, le meilleur buteur anglais a tenté de livrer son analyse avant de capituler : « Je suis sans voix, et je ne peux même pas parler. »
La blessure : Jordan Henderson victime d'un panneau publicitaire
Jordan Henderson n'a pas joué une minute contre le Mexique, mais cela ne l'a pas empêché de se blesser. Alors que les Three Lions communiaient avec leur public sur le tube « Wonderwall » d'Oasis, le milieu de terrain de 36 ans, resté sur le banc, a voulu sauter par-dessus un panneau publicitaire en bord de terrain. Il a trébuché, est retombé lourdement sur son poignet et a dû quitter la pelouse sur une civière. « Ce n'est pas bon, ça a l'air vraiment grave », a reconnu l'entraîneur Thomas Tuchel. Louper un quart de finale de Coupe du Monde à cause d'un panneau publicitaire mal négocié, il fallait le faire.



