Stade Montois au bord du gouffre : un point à Grenoble pour éviter le barrage
Stade Montois : un point à Grenoble pour éviter le barrage

Stade Montois : une déroute qui fait mal

Écrasés par leurs voisins dacquois sur leur synthétique, les Jaune et Noir filent tout droit vers le barrage de Nationale. Pour l’éviter, ils devront prendre au moins un point à Grenoble, ce vendredi (19 h 30). En ont-ils les ressources mentales… et le niveau ?

Nombreux étaient les observateurs à souligner les progrès depuis le mois de décembre. Le collectif retrouvait des couleurs, les individualités prenaient de l’assurance, et c’est tout un groupe qui semblait enfin lancé vers l’objectif commun de maintien. Mais l’ensemble restait « fragile », ne cessait de rappeler Romain Mareuil, comme pour prévenir d’une possible déroute à venir.

Ses craintes, l’entraîneur principal du Stade Montois les a prises en pleine face vendredi soir. Dans un stade Boniface comble, où l’allégresse a vite laissé place à la consternation, les Jaune et Noir ont encore été écrasés par leurs bourreaux dacquois, cette fois à domicile (21-35). Dépourvus de solution et d’esprit de révolte, les Montois ont explosé en vol dans le deuxième acte, perdu 0-20 jusqu’à la 80e. Réduits au simple rôle de faire-valoir – ou de sparring-partners – sur leur synthétique face à des Rouge et Blanc euphoriques. Ce derby landais devait les propulser vers le maintien ? Apathiques, indigents, les Stadistes se dirigent tout droit vers le barrage de Nationale.

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Pichets de bière à la main dans un coin du stade, une heure après avoir rendu une copie affligeante devant 12 000 personnes et les caméras de Canal + Sport, certains ne semblaient pas le vivre comme un traumatisme.

Garrault en leader ?

« J’espère que tout le monde est concerné, je pense que tout le monde l’est, lâche un Nicolas Garrault autant abattu qu’impuissant en bord de touche, vendredi soir, brassard d’adjoint-terrain au bras. On sait que ça va être compliqué jusqu'à la fin. J’espère que chacun en est conscient, que ce soit les mecs là depuis 10 ans comme moi ou ceux qui sont arrivés l’an dernier, les Français, les étrangers, ceux qui ont signé ailleurs. Tout le monde veut laisser le club là où il est, là où il mérite de l’être. »

Absent depuis huit mois pour une rupture des ligaments croisés, l’emblématique 2e ou 3e ligne aux 10 saisons en jaune et noir va faire son retour dans le groupe à Grenoble, ce vendredi soir. Il fera partie de ces cadres sur lesquels reposeront tous les espoirs. Ceux qui auront la responsabilité de tirer un groupe en perdition vers le haut, afin de ne pas sombrer pour de bon.

Mais comment se relever d’une telle débâcle collective ? « Les leaders ont pris un gros coup sur la carafe, soupire Romain Mareuil. On est passé au travers, ils ne s’attendaient pas à être mis sous pression comme cela. Mais il faut qu’on aille de l’avant, on a un club à sauver. Je connais beaucoup de joueurs qui sacrifient des moments privés pour essayer de s’y filer et de maintenir le club. En décembre, tout le monde voulait nous jeter du pont en disant que c’était fini. Il faut que l’on aille de l’avant. »

« Bien sûr qu’on est au bord du gouffre. Mais en décembre, on l’était aussi. Et on est aussi au bord de se sauver »

Forcément touché par le naufrage, l’entraîneur principal a – comme après l’humiliation de l’aller (68-14) – assumé ses responsabilités. Le capitaine du navire veut garder le cap. Oui, son équipe est désormais en ballottage (très) défavorable, et cette 15e place leur tendra les bras en cas de voyage à vide dans l’Isère. « Au bord du gouffre ? Bien sûr qu’on y est. Mais en décembre, on l’était aussi. On a fait une super phase retour et, là, on a fait un non-match. On est aussi au bord de se sauver. Si on voit le verre à moitié vide, on ne s’en relèvera pas. C’est à nous, staff, club, joueurs, de montrer qu’on y croit. S’il faut aller en barrage, on ira en barrage. Mais il faut sauver le club. Cette mission, on l’a depuis le début de la saison. »

Ce qu’ils ont répété comme un mantra ces derniers mois. Mais les prestations catastrophiques contre les Dacquois pourraient bien avoir raison de leurs douces illusions.

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