Le rugby français a annoncé lundi matin un retour à huit remplacements par match au lieu de douze. Il propose également de réduire le délai accordé pour taper les pénalités et transformations.
Des décisions pour augmenter le temps de jeu effectif
La Fédération française de rugby (FFR) et la Ligue nationale de rugby (LNR), à la suite de concertations menées le mois dernier avec les clubs professionnels, les syndicats et les arbitres, ont annoncé lundi matin des décisions et propositions pour « augmenter le temps de jeu effectif tout en réduisant les temps improductifs », dans la lignée des préconisations de World Rugby de « rendre le jeu toujours plus attractif ».
Retour à huit remplacements
La saison prochaine marquera ainsi le retour à huit remplacements par match et par équipe (comme partout ailleurs), et donc « la fin de l’expérimentation à 12 remplacements par équipe initiée en 2018 qui n’a produit aucune amélioration probante ».
Délai réduit pour les pénalités et transformations
Le rugby français propose également à World Rugby d’expérimenter un délai raccourci de 60 à 45 secondes pour taper une pénalité ou une transformation.
Opposition au carton rouge de 20 minutes
Il rappelle également son « opposition » au dispositif actuel du carton rouge de 20 minutes « qui représente un danger majeur pour le rugby ». Depuis cette saison, World Rugby limite le carton rouge définitif aux « actes délibérés et dangereux de jeu déloyal ». Le Top 14 et la Pro D2 ont été contraints d’adopter cette règle. Un carton orange a ainsi été instauré pour une meilleure compréhension du public. Le rugby français milite notamment pour qu’un carton rouge de 20 minutes puisse être transformé en carton rouge définitif par le bunker.
Une méthode collaborative
« Au cœur de cette dynamique, la méthode mise en place par la FFR et la LNR constitue un marqueur fort, précise le communiqué commun. En rassemblant toutes les parties prenantes autour de la table, le rugby français démontre sa capacité à construire des positions partagées, à confronter les points de vue et à faire émerger des orientations communes au service de l’intérêt général du rugby en France comme dans le monde. »



