PSG élimine le Bayern Munich et rejoint Arsenal en finale de la Ligue des champions
PSG élimine le Bayern et file en finale de la LDC

Le Paris Saint-Germain défendra son titre de champion d'Europe le 30 mai prochain face à Arsenal. Un an après son sacre, le club parisien a réussi l'exploit d'éliminer le Bayern Munich mercredi à l'Allianz Arena (1-1 après le 5-4 de l'aller), grâce à sa force collective et au bout d'un combat éreintant.

Un exploit retentissant

Luis Enrique et ses joueurs défendront donc leur titre suprême après l'avoir remporté l'année dernière dans ce même stade de l'Allianz Arena. Les scènes de liesse collectives, staff et joueurs compris, sur la même pelouse et dans le même vestiaire rappelaient celles de l'année dernière. L'exploit de l'entraîneur espagnol, arrivé il y a trois ans à la tête du PSG, est immense. Il peut désormais ambitionner de réussir l'exploit de Zinedine Zidane avec le Real Madrid (2016, 2017, 2018).

Un combat intense

Après la folie du Parc des Princes (5-4) mardi dernier, il y a eu moins de buts, mais un combat tout aussi intense et une défense plus solide. "On veut aller chercher la deuxième étoile. On n'a pas des joueurs, on a des guerriers", a réagi le président du club Nasser Al-Khelaïfi au micro de Canal+. "On doit profiter de ce moment. C'est important de souligner que l'on a montré ces trois dernières années que l'on peut jouer n'importe quel match", a commenté Luis Enrique.

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Sur la route de Budapest, théâtre des rêves le 30 mai prochain face à Arsenal, Paris a été d'une efficacité rare puis de nouveau solidaire défensivement. Le PSG a frappé très fort dès la 3e minute grâce à ses hommes des grands soirs. Aidé par l'immense espace laissé par l'arrière-garde du Bayern, Khvicha Kvaratskhelia s'est engouffré côté gauche et a trouvé Ousmane Dembélé, seul dans la surface, qui a enchaîné une puissante frappe (1-0, 3e). Manuel Neuer, du haut de ses 40 ans et de son mètre 93, n'a rien pu faire face au Ballon d'or et ses sept buts européens.

Une défense de fer

Comme à Liverpool il y a trois semaines, les Parisiens ont montré les muscles derrière et ont tenu malgré la pression immense du Bayern et des 70 000 spectateurs. "Ils nous ont testés sur tout, jouer haut, sortir en contre-attaque, ils nous ont sortis de notre zone de confort", a commenté Marquinhos. Lui et les autres ont laissé beaucoup moins d'espace, ont fait preuve d'expérience en gagnant de précieuses secondes et se sont appuyés de nouveau sur un grand Matveï Safonov, auteur de grandes parades sur Jamal Musiala.

L'absence d'Achraf Hakimi, blessé à la cuisse, ne s'est même pas fait ressentir. Warren Zaïre-Emery, aligné en latéral droit, a bien géré Luis Diaz, et Nuno Mendes, son pendant côté gauche, a été bien meilleur qu'à l'aller. Malgré un carton jaune très tôt, le Portugais a beaucoup apporté et a été solide face à Olise. Il aurait pu être exclu sur un deuxième carton jaune pour une main. Le milieu Fabian Ruiz, qui n'avait pas joué un match plein depuis sa blessure au genou, a été tout aussi important dans la maîtrise.

Une qualification méritée

Grâce à tout cela et aussi grâce à un penalty non sifflé (31e) sur une main de Joao Neves (car le ballon était dégagé par Vitinha et pas en direction du but), Paris a géré ses moments faibles face à la meilleure équipe européenne actuelle. Les Parisiens ont craqué à la toute fin du match sur un but d'Harry Kane (90+4). Avant cela, Michael Olise (27e) et Luis Diaz ont été aussi dangereux, mais le PSG a été mieux organisé et solide. Il a mieux défendu qu'au Parc des Princes, à l'image de son capitaine Marquinhos, enragé dès l'échauffement. Pour dire, c'est son compère en charnière centrale Wilian Pacho qui a été élu homme du match.

En face, Manuel Neuer a aussi sauvé les siens, en sortant une tête de Joao Neves (33e) et une frappe de Désiré Doué (64e), mais le géant allemand a chuté aux portes de la finale. Désormais, la peur a changé de camp dans les nuits européennes. Paris sait maintenant gagner ces grands matches et peut donc rêver de toucher les étoiles de nouveau le 30 mai.

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