Victoire parisienne au Parc des Princes mais réalisme défaillant
Le Paris Saint-Germain a parfaitement rempli sa mission ce mercredi soir au Parc des Princes en dominant Liverpool (2-0) lors du quart de finale aller de la Ligue des champions. Les buts de Désiré Doué et Khvicha Kvaratskhelia ont offert une avance confortable aux Parisiens, qui ont largement dominé la rencontre face à des Reds particulièrement pâles et inoffensifs.
Un festival d'occasions manquées
Pourtant, le score aurait pu être bien plus lourd si les joueurs parisiens avaient fait preuve de plus de réalisme devant le but de Mamardashvili. Ousmane Dembélé, pourtant en grande forme ces dernières semaines, a été le principal artisan de ce gâchis offensif avec plusieurs occasions claires manquées.
Le Ballon d'or français a successivement :
- Tiré mollement dans les gants du gardien géorgien à la 42e minute
- Envoyé une reprise solitaire au point de penalty dans le virage Boulogne (54e)
- Frappé le poteau en fin de match (87e)
À ces occasions s'ajoutent un tir de João Neves à côté (44e), un penalty non sifflé sur Nuno Mendes en fin de rencontre, et plusieurs autres situations prometteuses mal conclues. « On a laissé Liverpool en vie », a regretté Achraf Hakimi au micro de Canal+, résumant le sentiment général dans le camp parisien.
L'ombre du match retour à Anfield plane déjà
Avec seulement deux buts d'avance avant de se rendre à Anfield la semaine prochaine, les Parisiens savent que la qualification est loin d'être acquise. Warren Zaïre-Emery l'a reconnu : « Il y a toujours une part de satisfaction quand on gagne 2-0, mais on est aussi un petit peu frustrés avec toutes les occasions claires qu'on a eues. C'est mieux d'aller à Anfield avec trois ou quatre buts d'avance. »
L'entraîneur de Liverpool, Arne Slot, a rappelé la puissance de son stade : « N'oubliez pas qu'Anfield peut faire beaucoup. Une ambiance bruyante peut vous apporter ce petit plus dont on a parfois besoin. » Le technicien néerlandais a également évoqué le souvenir de la remontada historique face au Barça en 2019, où Liverpool avait renversé un 3-0 encaissé à l'extérieur.
Le PSG prévenu mais confiant
Luis Enrique, l'entraîneur du PSG, reste cependant serein : « Aller jouer à Anfield, je l'ai fait beaucoup de fois en tant que joueur et entraîneur, c'est toujours compliqué. Il y aura de la souffrance dans ce match. » Mais l'Espagnol a affirmé que son équipe n'aborderait pas le match retour avec une mentalité défensive : « Il faut aller dans n'importe quel stade et face à n'importe quelle équipe pour gagner le match et se qualifier. »
Les joueurs parisiens, qui ont déjà affronté Liverpool la saison dernière en huitièmes de finale, connaissent parfaitement l'atmosphère électrique d'Anfield. Ils savent également qu'Ousmane Dembélé avait déjà vécu une expérience similaire avec le Barça en 2019, lorsqu'une occasion gâchée en fin de match aller avait précédé la déroute catalane à Anfield (4-0).
La victoire du PSG est donc réelle et méritée, mais le sentiment d'opportunités manquées laisse planer un doute légitime avant le match retour. Les Parisiens devront faire preuve de beaucoup plus de réalisme à Anfield s'ils veulent éviter un scénario catastrophe dans le temple du football anglais.



