PSG-Brest : le Parc n'a pas raté l'occasion de faire la fête
Avec la qualification en finale de Ligue des champions et le 14e titre national en vue, les supporters du Parc des Princes ne se sont pas laissés refroidir par la pluie.
Même cette épaisse pluie typiquement bretonne ne pouvait doucher la ferveur du public du Parc des Princes. Des raisons de faire la fête, les supporters n'en manquaient pas : une qualification en finale de Ligue des champions, un 14e titre de champion qui ne devrait être qu'une formalité, un nouveau maillot parfaitement respectueux du style Hechter, un dernier rendez-vous à domicile et… l'anniversaire du Collectif Ultras Paris (CUP).
Le CUP, réintégré en 2016 à la demande de Nasser Al-Khelaïfi, assure une grosse ambiance et respecte le cadre sécuritaire imposé par le club. Il y a parfois des dérapages, des malentendus, des rapports de force difficiles à saisir mais globalement, le club et ses ultras entretiennent des relations de confiance dont on se félicite des deux côtés. La réintégration de 500 ultras côté Boulogne, en début de saison, est également un autre signe de cette entente cordiale.
Un immense tifo pour les 10 ans du CUP
Pour l'occasion, avant le début du match, la tribune Auteuil s'est drapée d'un immense tifo évoquant les armoiries rouge et bleu de la ville de Paris, orné de quatre fleurs de Lys. Le tout barré par un « 10 » géant. Déjà dans leur match, peu de supporters se sont rendu compte que plusieurs joueurs parisiens sont entrés sur la pelouse avec leurs enfants, pour une photo de famille qui fera date et qui montre l'esprit qui règne au sein du club.
Si le taux d'humidité est resté très élevé, il n'a eu aucun impact sur l'enthousiasme des fans. Le match ayant été décalé du samedi au dimanche, Gwenaël, originaire de Poitiers, a dû débourser 400 euros de plus que son budget initial pour rallier Paris avec femme et enfants. « Mais quoi qu'il arrive, ça vaut le coup, enchaîne sa fille Marie-Lou. Comme on s'est qualifié pour la finale de Ligue des champions mercredi et que, là, c'est le dernier match à domicile, il va y avoir une ambiance de malade. »
Effectivement, même si l'affiche n'est pas la plus clinquante de la saison, le niveau de décibels a battu des records. Le Parc des Princes, Noé, 5 ans, l'a également découvert pour la première fois ce dimanche soir. Fan du PSG, le gamin a réussi à traîner son père Victor, pourtant fan de l'OM, dans l'antre du champion d'Europe.
Une souffrance ? « Non, rétorque le papa en passant les cheveux dans la main de son fiston, car j'aime le foot et le jeu. À la maison, il me chambre en me disant que lui est en finale de Ligue des champions. Là, ce soir, je me trouve une bonne excuse, comme on est d'origine portugaise, c'est un moyen de venir voir Vitinha, Mendes, Neves et Ramos avant la Coupe du monde. »
« C'est incroyable ce qu'ils ont fait cette semaine »
« C'est incroyable ce qu'ils ont fait cette semaine, rappelle Marc, supporter du PSG. Je ne sais pas quelle sera l'émotion qu'on ressentira s'ils gagnent contre Arsenal, mais cela promet d'être intense. »
Même pendant l'interminable arrêt de jeu causé par les problèmes techniques rencontrés par l'arbitre, Auteuil n'a pas cessé de chanter sa joie. Pendant l'autre interruption aussi, en début de deuxième mi-temps, quand le CUP s'est autorisé un gros craquage de fumigènes rouges qui a plongé le terrain dans un brouillard digne du port de Brest un matin d'hiver.
Luis Enrique, qui fêtait son 100e match sur le banc, a dû apprécier. Il sait combien il est important de se gonfler d'ondes positives en vue de la finale du 30 mai. En attendant, il faudra se rendre à Lens mercredi, pour valider le titre de champion de France. Puis se préparer à un déplacement de 15 m à Jean-Bouin dimanche prochain face au Paris FC. Jamais le PSG n'aura fait un voyage aussi court. Une autre manière de marquer l'histoire.



