La pression n’en finit pas de monter dans le camp de l’ASBH, qui a quatre-vingts minutes devant elle pour sauver sa peau en Pro D2. Ce vendredi 8 mai, au stade Raoul-Barrière, face à Biarritz, le 13e du championnat, Béziers, 14e, qui compte seulement un petit point de retard sur le BO, pourrait décrocher le Graal. Une victoire sur les Basques, et surtout, dans le même temps, une défaite de Mont-de-Marsan, le 15e, à Colomiers, chez le second, donnerait, en effet, le droit aux joueurs de l’ASBH de quitter les prés, voire la saison, la tête haute.
En revanche, un échec de Béziers enverrait Biarritz sur le nuage du bonheur et l’ASBH devrait alors attendre la dernière et prochaine journée de championnat, à Soyaux-Angoulême, pour connaître son devenir en Pro D2. La place de barragiste se jouerait dans ce cas à distance avec Mont-de-Marsan, qui recevra, lui, Agen. Toutes ces suppositions occultant une victoire des Montois ce week-end chez les Columérins… Car si c’est le cas, le perdant au stade Raoul-Barrière, ce vendredi, verra apparaître les flammes de l’enfer du barrage…
Un groupe soudé pour un objectif commun
C’est tout un groupe qui est focalisé sur cette partie avec les Biarrots depuis plusieurs jours. Déjà, au sortir du match victorieux à Carcassonne (20-30), Samuel Marques et ses coéquipiers songeaient déjà à ce duel à haut risque : « Ce qui est certain, c’est que nous recevrons Biarritz comme il se doit. Nous allons avoir l’occasion de faire une belle fête face au BO », prévenait le demi de mêlée et capitaine de Béziers.
C’est tout un groupe qui s’est donné pour mission de sauver le club de la relégation et qui aborde cette rencontre comme un match de phase finale. Car même si les joueurs se plaignent, dans leur ensemble, d’avancer seuls, sans le soutien de leurs dirigeants, avec qui ils n’ont plus de contacts depuis des semaines, il est hors de question pour eux de baisser les bras. Il en va de la survie d’une identité ovale, d’un des clubs les plus titrés de l’Hexagone et du respect de tout un peuple biterrois, un public qui pousse derrière son équipe.
Une finale au stade Raoul-Barrière
Il y a déjà des semaines, Charly Malié, le demi d’ouverture de Béziers, joueur au cœur résolument rouge et bleu, annonçait d’ailleurs vouloir assurer le maintien de son club « pour Béziers, pour les supporters, pour que nos enfants voient l’ASBH en Pro D2. »
Après une ultime mise en place en fin d’après-midi, afin d’être mis dans les meilleures conditions pour disputer cette rencontre à haut risque, le staff et les cadres de l’équipe ont décidé de se mettre au vert dès ce jeudi 7 mai, dans un camping de Vendres. Les joueurs y demeureront jusqu’à leur retour au stade, ce vendredi 8 mai, pour affronter les Biarrots : « Nous avons une finale face à Biarritz », insiste David Irazoqui, l’entraîneur, en songeant à la victoire de son équipe à Carcassonne. « Et j’espère que tout le stade Raoul-Barrière va exploser pour aller chercher un résultat positif face au BO. »
La mobilisation générale est sonnée. Le sort de Béziers se jouera sur le pré, devant son public, dans une ambiance qui s’annonce électrique.



