Dominés en conquête, bousculés physiquement, les Périgourdins ont subi la loi de Chambéry, samedi 2 mai. Leur belle saison s’arrête en barrage, comme en 2025.
Un match de phases finales intense
Ce barrage entre Chambéry et Périgueux a tenu toutes ses promesses. Avec le beau temps, la volonté de jouer, les petits accrochages et la tension, le public a assisté à un véritable match de phases finales. Pourtant, les quinze premières minutes laissaient présager d’un moment pénible pour les Capistes. Sans arrêt sur le reculoir, ils subissaient chaque impact. Amigorena pouvait venir aplatir au pied des poteaux après que ses avants aient usé le pack périgourdin. En deux temps, trois mouvements, les Savoyards avaient fait le break (10-0, 14e) et marqué les esprits.
Des erreurs fatales
En étant sanctionnés quatre fois en douze minutes, les Périgourdins s’étaient déjà tiré une balle dans le pied. Les hommes de Didier Casadéi s’en tiraient une deuxième en étant pris sur un de leur traditionnel point fort : la touche. Le manager a compté « sept ou huit » lancers perdus dans le match au total. Trop. Le remplacement de Maxime Lançon, le talonneur, qui se plaignait d’une épaule, par Kito Falatea à la pause n’a pas suffi à régler le problème. « On a perdu des ballons importants dont deux qui offrent un essai à Chambéry », a-t-il déclaré.
Périgueux au contact
Les Capistes ont montré du cœur, beaucoup. Ils ont défendu bec et ongles et tenté d’occuper le terrain autant que possible. Quand ils n’arrivaient pas à franchir, le jeu au pied leur permettait de rester dans le camp adverse sans s’affoler. En repoussant le ballon loin, les Capistes pouvaient presser et montrer qu’ils n’étaient pas la quatrième défense de la division pour rien. Hormis une percée de Rakasu (30e), le SOC n’a plus été dangereux en première période. « Stratégiquement, on a été bien en les renvoyant chez eux et en étant patient », assure le demi de mêlée Nicolas Faltrept, pour son dernier match avec le CAP.
Les Ciel et Blanc n’ont pas eu davantage d’occasions d’essai durant le premier acte, mais avec le pied de Greg Hutley, réussissant ses deux tentatives, ils restaient au contact (10-6, 40e). De quoi y croire au retour des vestiaires. Seulement, « on a manqué de discipline et d’énergie. Mentalement, il nous a manqué un petit truc en plus », notait Faltrept.
Déficit de puissance
Avec une infirmerie qui accueille 15 blessés, Périgueux a aussi manqué de profondeur de banc et la puissance chambérienne a fini par avoir raison du courage capiste. Comme tout va ensemble, les Périgourdins, sous pression, se sont retrouvés à 14 (51e), encaissant 10 points pendant l’infériorité numérique (20-6, 59e). La réaction d’orgueil était belle mais vaine (20-13, 65e). Deux derniers essais venaient alourdir sévèrement la note dans un stade qui n’en finissait plus de se réjouir de préparer la demi-finale à Nice, samedi 9 mai.
« Le score final est lourd mais la victoire de Chambéry est méritée », admet Casadéi. La saison dernière, Rouen avait eu besoin de la prolongation pour écarter le CAP (16-23), au même stade de la compétition. Cela ne rend pas la pilule moins difficile à avaler.
La fiche technique
- Chambéry 34 - Périgueux 13
- Lieu : Chambéry (Chambéry Savoie Stadium)
- Spectateurs : 4 000 environ
- Arbitre : M. Camus (Occitanie)
- Mi-temps : 10-6
CHAMBÉRY : Quatre essais d’Amigorena (7e), Fernandez (59e), Witz (73e), Gonzalez (80e + 5) ; quatre transformations et deux pénalités (14e, 51e) de Moreno. L’équipe : Marzocca (Fernandez, 45e) – Rasaku, Exshaw (Lubin, 71e), Amigorena, Bonnet – (o) Moreno, (m) Viallard (Eymeri, 67e) – Essoh (Witz, 60e), Lebian, Lubin (Ferreira, 69e) – Kane (Collet, 67e), Grenod (cap.) – Tabidze (Smiler, 67e), Beaudaux (Gonzalez, 54e), Petit (Murusidze, 54e).
PÉRIGUEUX : Un essai de Pelmard (65e) ; une transformation et deux pénalités (20e, 40e) de Hutley. L’équipe : Camou – Fouillade (Neisen, 61e), Kotze, Van de Ven (Lavernhe, 57e), Giresse – (o) Hutley (Van de Ven, 75e), (m) Faltrept (Bordenave, 57e) – Lanen (Lambert, 80e), Merigan, Lambert (Tawake, 54e-61e puis Bouthier, 61e) – Willemse (Fourès, 60e), Amosa (cap.) – Tawake (Pelmard, 49e), Lançon (Falatea, 41e), Borges (Tindilière, 60e). Cartons jaunes : Pelmard (51e), Giresse (80e + 4).



