Dans une guerre des récits qui oppose la France au Paraguay, la presse paraguayenne défend farouchement son équipe nationale, l'Albirroja, en la présentant comme héroïque et disciplinée. Alors que les Bleus dénoncent un jeu brutal et provocateur, les médias d'Asunción célèbrent des « soldats » tombés avec les honneurs face à l'un des grands favoris du Mondial.
Un récit patriotique et émouvant
Les journaux paraguayens titrent sur le sacrifice et la fierté. « Ils ont laissé leur âme », écrit l'un d'eux, saluant la combativité des joueurs. Selon la presse locale, l'Albirroja a fait preuve d'une discipline exemplaire et d'un courage inébranlable, ne cédant que face à une équipe française techniquement supérieure. Les médias insistent sur le fait que le Paraguay n'a pas à rougir de sa performance, malgré la défaite.
Une réponse aux critiques françaises
Les critiques françaises, qui pointent un jeu agressif et des provocations, sont balayées par les commentateurs paraguayens. Ceux-ci estiment que leur équipe a simplement joué avec intensité et passion, dans la tradition du football sud-américain. Un éditorialiste du journal ABC Color déclare : « Nos joueurs ont donné tout ce qu'ils avaient, sans calcul. La France a peut-être gagné, mais nous avons gagné le respect du monde. »
Un héritage de fierté nationale
Au-delà du match, la presse paraguayenne construit un récit qui dépasse le sport. L'Albirroja est présentée comme le symbole d'un peuple résilient, capable de se mesurer aux plus grands sans complexe. Les réseaux sociaux relaient des hashtags comme #OrgulloGuaraní (Fierté guaranie) et #GloriaEterna (Gloire éternelle). Les supporters, interrogés dans les rues d'Asunción, expriment leur reconnaissance envers des joueurs qui « ont porté le drapeau haut ».
Un regard sur l'avenir
Malgré l'élimination, la presse paraguayenne voit dans cette Coupe du monde une promesse pour l'avenir. Les jeunes talents révélés lors du tournoi sont mis en avant, et les médias appellent à poursuivre le développement du football national. « Nous avons montré que nous pouvons rivaliser. Maintenant, il faut construire sur cette base », conclut un analyste sportif.



