Pourquoi le RCT a choisi de prendre les points face à Toulouse
Pourquoi le RCT a choisi les points contre Toulouse

Publicité Incapacité à tenir le ballon, manque de confiance… Pourquoi le RCT a-t-il autant choisi de prendre les points contre Toulouse ? Si le champion de France toulousain a, au final, largement pris le dessus ce samedi 9 mai au stade Vélodrome (27-51), les coups de canon de l’arrière Melvyn Jaminet ont un temps fait espérer les Toulonnais.

Une stratégie dictée par les circonstances

Droit au but ! Telle est la devise des habituels pensionnaires du stade Vélodrome. En football, la phrase parle d’elle-même. En rugby, un peu moins. Faut-il viser en premier lieu l’en-but ? Ou faut-il, faute de mieux, se contenter de prendre le but en indiquant les poteaux ? Ce samedi soir, c’est la deuxième option que Melvyn Jaminet et les Toulonnais avaient sélectionnée face à Toulouse. Dans une équipe longtemps incapable de tenir le ballon et d’imposer ses séquences dans les 40 mètres adverses, le choix du tir longue distance s’imposait presque de lui-même pour l’arrière international. Comme une façon de récompenser (même maigrement) les efforts parfois vains de ses coéquipiers.

Un habitué des exploits

Aussi, comme Lucho González ou Taye Taiwo dans le temps, le meilleur réalisateur toulonnais décochait, dès la 24e minute, un coup de canon magique dont presque lui seul a le secret. Même à 55 mètres des poteaux, il en avait bien assez. Sa frappe majestueuse s’envolait bien au-dessus de la transversale pour permettre au RCT de breaker (17-7). Oui, Melvyn Jaminet aime ces Toulon - Toulouse. Des matchs toujours particuliers pour lui, l’ex-Haut-Garonnais, dont le nom se retrouve encore aujourd’hui empêtré dans les histoires judiciaires du club champion de France. On se souvient ainsi que l’an dernier, lors du quart de finale de Champions Cup accroché face à ces mêmes Toulousains, c’est déjà lui qui avait permis aux Varois de lutter pendant 80 minutes. Ce jour-là, il avait inscrit l’intégralité des 18 points de son équipe. L’occasion de maintenir l’espoir dans les travées, malgré un écart de niveau déjà important entre les deux formations.

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Juste une illusion

Cette fois encore, au Vélodrome, Jaminet a donc tenté d’entretenir la flamme. Ce coup de pompe majuscule de 60 mètres (!) à une minute de la pause, venant redonner l’avantage aux siens (20-17), l’illustrait fort bien. Il rappelait la frappe magique distillée par Delon Armitage douze ans en arrière face au Munster, dans ce même antre. Mais il venait, au final, surtout faire illusion. Car s’il montre la force d’un buteur au pied de mammouth, le choix de prendre les points d’aussi loin témoignait aussi d’un manque de confiance du RCT en sa capacité à déployer du jeu. Mené au score (et dans le jeu) à la pause (24-20), puis détaché au cours du deuxième acte, Toulon ne donnerait plus qu’à Jaminet l’occasion de s’illustrer sur une transformation en coin (67e), actant son 100 % au pied. Ce samedi soir, l’espoir n’aura duré qu’une mi-temps. C’est sûr, il faut un grand buteur pour vaincre Toulouse. Mais ce n’est pas pour autant que cela suffit.

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