Alès : Pasqualetti garde espoir avant l'arrivée de Dijon
À la veille de la réception de l'ASPTT Dijon, l'entraîneur de l'Olympique d'Alès, Jean-Marie Pasqualetti, fait le point sur la situation de son équipe en National 3. Le technicien de 51 ans, qui dirige le club cévenol, exprime son optimisme pour les cinq dernières rencontres de la saison et confie son attachement à son groupe de joueurs.
Une mauvaise passe relativisée
Interrogé sur la période difficile du mois de mars, où l'OAC n'a pris qu'un seul point en quatre matchs, Jean-Marie Pasqualetti refuse de parler de crise. "Je ne dirais pas que nous avons connu une mauvaise période", affirme-t-il. "Mon équipe a été égale à elle-même sur le terrain et nos adversaires pas forcément meilleurs. Ils ont su profiter ponctuellement d'une déconcentration ou d'un fait de jeu."
Le coach alésien rappelle que les erreurs font partie intégrante du football et relativise cette séquence. "Si les trois défaites de mars avaient été étalées sur toute la saison, on n'en parlerait pas", souligne-t-il, évoquant la montée de 2022 obtenue malgré plusieurs revers.
Un sprint final ambitieux
Alès aborde une ultime ligne droite composée de cinq rencontres, dont un déplacement chez le leader Fos et trois oppositions contre des réserves professionnelles, notamment celles de l'OL et de l'OM à domicile. Pasqualetti affiche sa confiance : "Je suis certain que les gars vont donner le meilleur d'eux-mêmes pour démontrer qu'ils avaient le niveau de finir en haut."
Il évoque également le handicap de la pénalité de huit points infligée au club, qui n'a laissé aucune marge d'erreur. Concernant le match décisif à Fos, il précise : "Personne ne connaît aujourd'hui le contexte dans lequel se jouera ce match. Si nous battons Dijon et qu'ils perdent à Montpellier, une victoire là-bas nous ramènerait à un point à trois journées de la fin."
Un avenir à construire avec les jeunes
Alors que la saison n'est pas terminée, Jean-Marie Pasqualetti laisse entrevoir ses souhaits pour l'avenir. "J'aimerais pouvoir continuer avec ce groupe dont la moyenne d'âge est de moins de 25 ans", confie-t-il, tout en reconnaissant la nécessité de renforcer l'effectif offensivement.
Il insiste cependant sur la priorité du moment : "C'est encore loin. Nous avons encore cinq matches à jouer avant d'y penser." Une approche pragmatique pour un technicien qui mise sur la stabilité et le développement de ses jeunes talents.
Un adversaire motivé
L'ASPTT Dijon, qui se déplace au stade Pibarot ce samedi, représente un adversaire redoutable. Les Bourguignons, en position de relégable avec seulement trois points de retard sur Riviera et Lucciana, afficheront une motivation sans faille pour se mêler à la lutte pour le maintien.
Rappelons qu'en décembre, l'ASPTT Dijon avait infligé à Alès sa première défaite à domicile de la saison (1-2). Un revers que les Cévenols espèrent bien venger, portés par leur récente victoire record à Carnoux (8-0), la plus large à l'extérieur depuis la création du club en 1923.
La rencontre entre Alès (5e, 35 points) et l'ASPTT Dijon (12e, 21 points) se tiendra ce samedi 11 avril à 18h30 au stade Pibarot, dans le cadre de la 22e journée de National 3 (poule H).



