Mondiaux de tennis de table : la France rêve d'un avenir radieux après le bronze
Mondiaux de tennis de table : la France rêve d'un avenir radieux

Une médaille de bronze qui laisse un goût amer

Il y a quelques années, la France du ping aurait sauté de joie en décrochant une médaille de bronze aux Mondiaux par équipes. Celle remportée à Londres n'est que la troisième de son histoire, après l'argent en 1997 et 2024. Pourtant, en 2026, l'équipe repart déçue. C'est le paradoxe de la défaite des Bleus, menés par la fratrie Lebrun, samedi soir en demi-finale contre la Chine (3-1).

Un match serré contre la Chine

Pour la première fois depuis 1997, l'équipe de France a pris un match à la Chine, mais cela ne lui suffit plus. Si Alexis Lebrun n'avait pas craqué dans le troisième match après avoir mené 2-0, tout aurait pu être différent. « Concernant ma rencontre, cela bascule du mauvais côté, regrette-t-il. Il (Liang Jingkun) a commencé à se relâcher, et j'ai été dominé dans les deux derniers sets. Je suis déçu, forcément. »

Et s'il avait converti ses deux balles de match ? Mais avec des si... « On était à la fois proches mais en même temps pas vraiment », soupire Félix Lebrun. « Nous sommes déçus. Il y a beaucoup de tristesse. Mais on a joué nos matchs, on a joué à notre niveau, même à notre meilleur niveau. »

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Au terme d'une « masterclass » de ping, les Français ont fait trembler les Chinois. Le soulagement de Wang Chuqin, numéro 1 mondial, à la fin de la longue soirée (3 heures) en était la preuve. « C'est si près, si loin, souffle l'entraîneur Nathanaël Molin. C'était un sacré combat, il n'y a eu que des grands matchs. Les gars ont livré une sacrée bataille. On ne s'est pas fait rouler dessus. On a joué toutes les nations les plus fortes. On est tombés sur la Chine mais on n'est plus si loin. »

La Chine toujours invaincue

Finaliste et adversaire du Japon ce dimanche, la Chine reste invaincue au XXIe siècle dans des Mondiaux par équipes. « Ils sont quand même un peu plus forts que nous, admet, beau joueur, Félix Lebrun. C'est hyper motivant de se sentir capable d'aller chercher la meilleure équipe du monde. On y a cru avant, pendant le match, et on y croira encore après. »

L'émergence d'un nouveau talent : Flavien Coton

Outre la médaille de bronze, la France ne rentre pas de Londres bredouille. Elle revient avec plein de promesses, prenant rendez-vous pour un avenir radieux. Durant cette compétition, un nouveau talent a émergé : Flavien Coton, 18 ans, qui a bousculé Wang Chuqin en demi-finale. Parti remplaçant, il a poussé Simon Gauzy sur le banc, sauvé la patrie en match de poules contre le Japon (3-2) et battu en quart le numéro 5 mondial, le Brésilien Hugo Calderano. Un exploit. « Contre Chuqin, j'avais à cœur de mettre l'équipe sur une bonne dynamique, j'ai fait un super match mais je n'ai pas su concrétiser à la belle », analyse la révélation tricolore, qui intégrera le Top 20 prochainement.

Un avenir prometteur pour le tennis de table français

Avec lui et les frères Lebrun, la France peut voir loin. Deux occasions de briller s'offrent à elle en 2028 : les Mondiaux et les Jeux Olympiques de Los Angeles. Alexis Lebrun n'aura pas encore 25 ans, son cadet Félix sera âgé de 21 ans et Flavien Coton fêtera ses 20 printemps. Aujourd'hui, dix joueurs tricolores figurent dans le Top 100 mondial, une première, et c'est presque autant que la Chine (11).

Les Bleus ont montré qu'ils étaient capables de rivaliser avec les meilleurs. La déception de la défaite laisse place à l'espoir d'un futur radieux pour le tennis de table français.

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