AS Monaco : le collectif fragilisé met en péril la course à la Ligue des champions
Monaco : le collectif fragilisé, la Ligue des champions en danger

AS Monaco : les doutes s'installent après le nul contre Auxerre

La déception était palpable dimanche après-midi au stade Louis-II. Pour le cinquantenaire de son Académie, l'AS Monaco n'a pas réussi à s'imposer face au barragiste auxerrois, concédant un match nul (2-2) qui assombrit sérieusement ses ambitions européennes. Ce résultat insuffisant intervient après une prestation en demi-teinte, avec deux visages radicalement différents entre les deux mi-temps.

Une course à l'Europe qui se complique

Ce partage des points laisse le club monégasque à la 7e place du classement de Ligue 1. La situation devient critique dans la course à la Ligue des champions : Lyon (3e) et Lille (4e) disposent désormais d'un matelas de quatre points sur les partenaires de Denis Zakaria. Avec seulement quatre rencontres à disputer et une différence de buts défavorable (+7 contre +15 pour l'OL et le LOSC), l'ASM est condamnée à réaliser une remontée spectaculaire.

« Le collectif est moins fort en ce moment et montre des lacunes qu'on voyait peut-être moins », a déploré l'entraîneur Sébastien Pocognoli en conférence de presse. Cette fragilité collective apparaît au pire moment, alors que Marseille et Rennes restent également en embuscade pour les places européennes.

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Des débuts de match problématiques

Après une série de sept victoires consécutives entre les 22e et 28e journées, Monaco a visiblement perdu le fil lors des deux dernières rencontres. Les entames contre le Paris FC puis face à Auxerre ont manqué d'intensité, de précision technique et d'un pressing efficace. Le club a systématiquement attendu d'être mené au score pour montrer un visage plus conquérant.

Le défenseur Wout Faes a pointé ce problème récurrent : « C'est dommage d'avoir besoin de trente minutes pour rectifier les choses. Si on veut accrocher l'Europe, il faut qu'on commence bien nos matchs. Quand on joue comme ça, tout le monde est vraiment mauvais. »

L'impact des absences et des phases arrêtées

Les récentes performances ont été entravées par les problèmes physiques d'Aleksandr Golovin et de Maghnes Akliouche. Sans son duo de meneurs de jeu à 100%, Monaco perd en densité offensive et en efficacité au pressing. Ansu Fati, qui a profité de ces absences pour être titularisé, n'a pas encore montré la même implication.

Autre point noir persistant : l'inefficacité sur les phases arrêtées. Malgré le recrutement du spécialiste Abel Lorincz et l'expertise d'Arthur Kopyt parmi les adjoints, l'ASM ne crée plus de danger significatif sur corners, touches ou coups francs. Sur 52 buts marqués en Ligue 1 cette saison, seulement quatre proviennent de ces situations (hors penalties).

Sébastien Pocognoli reconnaît cette faiblesse : « On n'est pas assez performants. Ce n'est pas une question de démarquage ou de zone qu'on choisit, mais de qualité. Il faut tout simplement que le ballon arrive au bon endroit. »

Une fin de saison décisive

Malgré les difficultés, Wout Faes veut rester positif : « On ne va pas baisser les bras, il reste quatre matchs. » Mais le constat est sévère : après avoir semblé retrouver son meilleur niveau, Monaco régresse au moment le plus crucial. Les prochaines rencontres détermineront si le club peut encore rêver de Ligue des champions ou si cette saison se soldera par une déception européenne.

L'entraîneur devra rapidement trouver des solutions pour redonner de la cohésion à son collectif et retrouver l'efficacité qui caractérisait l'équipe lors de sa série victorieuse. La marge d'erreur est désormais nulle dans cette ultime ligne droite du championnat.

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