Montpellier doit gagner à Amiens pour espérer les play-off de Ligue 2
MHSC : victoire impérative à Amiens pour les play-off

L'équipe de Zoumana Camara doit soigner son manque d'efficacité à l'extérieur pour gagner vendredi à Amiens et préserver une chance de jouer le play-off. Le temps se vide. Montpellier écluse les derniers instants d'une saison et peut-être d'un monde. Encore trois matches pour sevrer une dernière chance de participer au play-off. Trois semaines ou plus pour escorter le crépuscule d'une histoire d'un demi-siècle. Celle du modèle Nicollin, atypique et à bout de souffle dans ce foot moderne.

Un constat qui cache un espoir

Que manque-t-il à Montpellier, classé à la 7e place, pour se faufiler dans le sprint, colmater un écart avec les clubs de tête et certaines lacunes ? Un constat cache un espoir. Un dernier espoir pour la route avant de filer à Amiens, vendredi lors de la 32e journée, et d'effectuer l'étape finale au Red Star. Dans la Somme, il n'aura pas trop de calculs. Le voilà contraint de gagner devant la lanterne rouge pour espérer réduire l'écart de quatre points avec trois des équipes qui le précèdent : Reims, Red Star et Rodez.

Plus mauvaise attaque à l'extérieur avec Bastia

Les chiffres sont aussi froids qu'un bout de vérité. Il manque des buts à Montpellier, notamment à l'extérieur. Il y marque trop peu. Tout comme Bastia, l'équipe de Zoumana Camara affiche l'attaque la moins efficace à l'extérieur (11 buts) et y laisse des points. Jeu trop restrictif ? Attaque orpheline d'un joueur de transition comme Tanguy Coulibaly, transféré en début de saison en Turquie et remplacé au mercato hivernal par Enzo Molebe ? Ou signe de l'inconstance d'une équipe encore jeune et immature ?

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

"À Annecy, dans un match bien maîtrisé, il a manqué cette âme, cette envie d'aller chercher plus que ça. C'est ce qu'il a manqué dans certains de nos 0-0. Plus que de dire qu'on défend plus qu'on attaque", réfute l'entraîneur montpelliérain. Quand Montpellier se donne des ailes à La Mosson devant Le Mans (4-2), il trébuche la semaine d'après à Rodez (1-0). Comme son ombre portée. Quand il éblouit à mi-temps devant Troyes (2-2), il ne cadre aucune occasion à Annecy (0-0). Comme trois mois plus tôt à Boulogne (1-0).

"Pas remuer le couteau dans la plaie"

"C'est un problème offensif", observe Camara. "Alex Mendy, très expérimenté, est une valeur sûre. Il est dans ce qu'il sait faire. Il marque des buts, il en donne. Sur les côtés, des joueurs découvrent le monde pro ou des jeunes y arrivent. On ne peut pas demander plus à ces éléments d'avenir que ce qu'ils sont capables de faire pour l'instant", précise-t-il, alors que Issoufou, Pays et Molebe cumulent sept buts à eux trois. Dans un club où les cordons de la bourse sont noués à l'extrême, l'attaque paie peut-être l'absence d'un attaquant qui exploite les contres.

"On ne va pas remuer le couteau dans la plaie. Il y a d'autres plaies aussi, comme le départ d'Omeragic. À la fin, quand on exigera des choses, il ne faudra pas oublier que pour exiger, il faut aussi des armes pour pouvoir prétendre à certains objectifs. On ne va pas s'éterniser là-dessus. À travers tout ça, on a réussi à se relever et avancer", pointe Camara. Si Montpellier veut avancer jusqu'au bout, il sait où il doit faire mieux. S'il veut faire la course en tête l'an prochain, en cas d'échec, Camara, lui, a ciblé les priorités. Entre aujourd'hui et demain. Et un temps suspendu.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale