Révolution au MHSC : passation de pouvoir et incertitudes
MHSC : révolution en vue avec ou sans investisseur

Engagé dans un processus d’ouverture du capital depuis plusieurs mois, le club montpelliérain pourrait être en partie fixé cette semaine, alors que la saison sportive a pris fin samedi 9 mai au Red Star (1-1). Mais avec ou sans investisseurs, son avenir proche s’annonce grandement chamboulé.

Une saison terminée, des questions en suspens

Samedi soir, les joueurs du Montpellier Hérault SC se sont engouffrés dans leur bus pour repartir dans la nuit de Saint-Ouen, tournant le dos à la saison 2025-2026. Combien seront-ils encore, fin juin, lors de la reprise de l’entraînement ? C’est une question dans la grande, celle qui agite le club depuis plusieurs mois : de quoi sera fait le futur de la Paillade, engagée dans un processus de vente ou d’ouverture du capital ?

« Quand est-ce que ça va se faire ? Qui va arriver ? Quelles vont être leurs ambitions, leurs envies ? Est-ce que c’est avec nous ou pas ? Il y a pas mal de questions », a reconnu le coach montpelliérain, Zoumana Camara, à l’issue du match au Red Star (1-1), assurant ne pas se prendre « la tête plus que ça ».

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Deadline au 15 mai pour les investisseurs

On n’est pas obligé de le croire tant les réponses pourraient conditionner l’avenir du jeune technicien (47 ans), qui vient de boucler sa première saison complète, et de son staff. Leur futur est conditionné d’une certaine manière à celui « de la famille Nicollin (qui) a l’air de s’écrire maintenant en pointillé, a constaté l’ex-défenseur. Plus le temps avance, plus on a l’impression qu’il y aura une passation (de pouvoir). »

Si certains obscurs sites assènent des chiffres sans réserve, le conditionnel reste bien de mise. Mais la révolution apparaît inévitable au MHSC. Avec ou sans la famille Nicollin comme actionnaire majoritaire. Jeudi, une semaine après un CSE sans nouvelle majeure face aux employés, le président Laurent Nicollin aurait réuni le groupe professionnel. Pour une dernière prise de parole de la saison lors de laquelle il serait apparu très ému.

Face au staff et aux joueurs, comme il l’avait fait début avril lors de son interview à Midi Libre – « Je pense que mi-mai, on devrait avoir des offres concrètes » -, le président aurait évoqué une échéance proche. Une forme de « deadline », le 15 mai, fixée aux potentiels investisseurs pour déposer leurs offres.

Cure d’austérité sans nouvel actionnaire ?

À ce jour, selon les sources, trois à cinq auraient témoigné d’un intérêt. Parmi eux, des Anglo-Saxons et probablement un club – Arsenal, Aston Villa ou Liverpool ont circulé, sans confirmation –, ce qui pourrait préfigurer d’une multipropriété. Qu’en serait-il si aucun ne passait à l’étape suivante ? À défaut, il pourrait s’amorcer une réduction drastique, de finances et de personnels à tous les étages du club.

Cette perspective, surtout humaine, impacterait profondément Laurent Nicollin, déjà ébranlé par les réductions d’effectif contraintes subies par les bureaux début 2025. Au point de ne pas envisager être l’homme de cette nouvelle cure d’austérité si la famille Nicollin se retrouvait obligée de garder la main ? « S’il faut lâcher la barre, je la lâcherai. Il y a une lassitude », avait-il confié début avril, convoquant trois semaines plus tard, à l’issue de la demi-finale de Gambardella, « une histoire qui va peut-être finir. »

Samedi, comme une semaine plus tôt pour la réception de Clermont à cause d’obligations familiales, il n’était pas sur le banc du stade Bauer. Un vide, une absence qui vaut mille mots.

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