Ligue 2 : Montpellier se prépare à une bataille chaque week-end selon trois experts
Ligue 2 : Montpellier se prépare à une bataille chaque week-end

L'entraîneur Olivier Dall'Oglio, le consultant Robert Malm et le défenseur Anthony Briançon connaissent bien le championnat de Ligue 2 et ont pu mesurer sa progression à tous les niveaux. Ils livrent les secrets de cette division que le Montpellier Hérault Sport Club va découvrir, samedi 2 août.

Un championnat qui a évolué

"On va tout de suite enlever les préjugés qu'on peut avoir sur ce championnat en disant que ce n'est qu'athlétique, qu'il n'y a que des coups et des duels…", tempête d'entrée Robert Malm. Et l'ancien attaquant de Montpellier, Nîmes, Grenoble, Brest et Lorient sait de quoi il parle. Il a disputé 382 matches à ce niveau de la compétition et depuis la fin de sa carrière en 2010, il a enchaîné comme consultant sur BeIN Sports sur la Ligue 2. Quatorze ans que celui qui a marqué 100 buts dans cette division commente les affiches et note "une évolution constante. On cherche à être bon tactiquement, bien sûr, physiquement aussi s'il le faut, mais surtout à jouer, à poser des problèmes à l'adversaire". L'exemple de Dunkerque, l'année dernière, lui vient immédiatement en tête mais il pourrait en citer beaucoup d'autres. "On est dans un autre type de Ligue 2 par rapport à ce que j'ai pu connaître. Où on avait souvent qu'une, voire deux équipes qui jouaient plutôt bien."

Aucun match n'est facile

Un avis que partage Anthony Briançon qui vient de s'engager avec Pau… en Ligue 2 et a joué 186 matches à ce niveau. "C'est fini, l'époque où ça balançait devant avec des attaquants assez grands. Je trouve que maintenant, ça joue quand même au ballon. Techniquement, ça a bien évolué." Pas encore au niveau de la Ligue 1, selon Olivier Dall'Oglio, l'ancien entraîneur de Montpellier et qui a dirigé 173 matches à ce niveau. "Il y a moins de talent. En Ligue 2, il faut parfois trois occasions pour avoir un but. En Ligue 1, il y a plus de joueurs qui sont talentueux, capables de marquer des buts, vont vite, chercher la profondeur." Mais lui aussi est d'accord sur la qualité qu'on trouve dans ce championnat. "Il est difficile, il n'y a que des équipes qui sont cohérentes et très bien organisées. Tu peux très bien avoir une formation qui est supérieure aux autres en qualité. Mais ça va être toujours compliqué de te déplacer, d'aller gagner à l'extérieur", explique celui qui est monté avec Dijon et Saint-Etienne.

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L'expérience est importante

Un dernier souvenir en commun avec Anthony Briançon qui corrobore les paroles de son ancien coach chez les Verts. "Des équipes jouaient un peu le match de leur vie contre nous. Elles n'avaient rien à perdre." Dans ces cas-là, c'est l'expérience des joueurs qui peut faire la différence. "Dans des moments compliqués à gérer, il est important d'avoir des garçons qui connaissent le championnat par cœur", assure Robert Malm. "Ça aide sur les gestions des matchs", se remémore Anthony Briançon. "Avec Nîmes, Fethi Harek et Toifilou Maoulida avaient été des joueurs hyper importants." Ce que Montpellier a fait en recrutant Mathieu Michel, Julien Laporte et Alexandre Mendy. "Il faut avoir des joueurs un peu armés. Ça peut aider à soutenir les jeunes qui débarquent dans ce championnat mais aussi les plus qualifiés mais qui ne connaissent peut-être pas la rudesse des déplacements", détaille Olivier Dall'Oglio. Qui voit un autre point important. "Là où il faut être costaud, je pense que c'est surtout sur le plan mental, ça se jouera aussi dans la solidité défensive notamment à l'extérieur." Pour résumer, ça va être une bataille tous les week-ends et les plus costauds pas seulement physiquement, s'en sortiront.

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