Les Bleus de retour à Clairefontaine pour préparer la Coupe du monde 2026
Les Bleus préparent la Coupe du monde 2026 à Clairefontaine

Le retour des Bleus à Clairefontaine pour la dernière ligne droite

Après quatre mois d'absence, l'équipe de France de football fait son retour au centre technique national de Clairefontaine. Cette fois, il ne s'agit plus de matchs de qualification ou de Ligue des Nations, mais bien du début de la préparation pour la Coupe du monde 2026 qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

La dernière liste de Deschamps avant le mondial

Jeudi dernier, Didier Deschamps a dévoilé sa dernière convocation avant celle du mondial, provoquant comme à l'accoutumée son lot de critiques et de remises en question. Pour le sélectionneur, dont ce sera la dernière grande compétition à la tête des Bleus après quatorze années de mandat, il s'agit d'effectuer les ultimes réglages avant le décollage vers le sol américain prévu mardi prochain.

Le programme comprend deux matchs de prestige : face au Brésil ce jeudi 26 mars à Foxborough dans le Massachusetts, puis contre la Colombie le dimanche suivant à Landover dans le Maryland. Pour ces rencontres, Deschamps a convoqué un groupe élargi de vingt-six joueurs, expliquant vouloir procéder à une large revue d'effectif avant les choix définitifs.

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Peu de surprises dans les sélections

Sur cette avant-dernière liste de son long règne, l'entraîneur n'a pas fait dans la fantaisie. Aucune première sélection pour des espoirs comme Matthieu Udol, Éli Junior Kroupi ou Ayyoub Bouaddi. Seul Maxence Lacroix, défenseur de Crystal Palace, intègre le groupe comme nouveau venu en remplacement de William Saliba, actuellement blessé.

Parmi les absents notables, Corentin Tolisso, pourtant performant et régulier avec l'Olympique lyonnais, est une nouvelle fois écarté. Deschamps a privilégié la continuité, conservant des joueurs comme Marcus Thuram, Randal Kolo Muani, Lucas Chevalier ou les frères Hernandez, des choix qui ont suscité des réactions mitigées parmi les supporters et observateurs.

La réflexion du sélectionneur sur l'effectif final

Interrogé en conférence de presse sur ses décisions, Deschamps a indiqué connaître à environ quatre-vingt-dix pour cent les contours de sa liste définitive, mais n'être pas encore fixé sur le nombre exact de joueurs qu'il emmènera en juin prochain en Amérique.

« Nous faisons en sorte d'avoir trois options à chaque poste. Nous verrons avec mon staff si nous y arrivons avec vingt-trois, vingt-quatre, vingt-cinq ou vingt-six joueurs. Je ne suis pas là pour prendre des joueurs en moins, même si j'ai bien conscience qu'en en prenant vingt-six, cela laisse pas mal de joueurs qui pourraient potentiellement être sélectionnés », a-t-il déclaré.

Le sélectionneur a ajouté : « Je reste ouvert et dans la réflexion. J'aurai cette réflexion par rapport à la situation que j'aurai à gérer. Je n'ai pas tous les éléments aujourd'hui. La liste sera dévoilée le jeudi 13 mai au soir sur TF1. Je ne vais pas emmener des joueurs pour emmener des joueurs. »

La méritocratie et l'expérience comme principes directeurs

Pour Deschamps, la méritocratie et la vie de groupe restent fondamentales, et il n'est pas du genre à improviser à moins de trois mois d'une Coupe du monde. Concernant Randal Kolo Muani, en difficulté à Tottenham avec un seul but marqué cette saison en Premier League, le vécu en sélection prime sur les performances en club.

L'attaquant polyvalent a déjà répondu présent lors du mondial 2022 et de l'Euro 2024 : le sélectionneur n'a pas besoin de le tester, connaissant déjà ses forces et faiblesses pour ce type de rendez-vous. Le choix de Marcus Thuram interroge davantage : l'attaquant de l'Inter Milan est moins éblouissant en club depuis plusieurs mois, alors que son bilan en équipe de France reste modeste avec seulement deux buts en trente-et-une apparitions.

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Les ambitions des Bleus pour le mondial 2026

Champions du monde en 2018 et finalistes en 2022, les Bleus version Deschamps arriveront en juin prochain aux États-Unis avec une solide expérience de cette compétition. Kylian Mbappé pourrait notamment devenir le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde. L'attaquant du Real Madrid n'est plus qu'à quatre unités du record de Miroslav Klose (seize buts), même si Lionel Messi (treize buts) peut également prétendre à ce titre symbolique.

L'équipe de France n'avait pas réussi à aller au bout du dernier Euro en Allemagne à l'été 2024. Malgré une défense solide incarnée par Mike Maignan, William Saliba et Jules Koundé, les Bleus avaient été impuissants face à l'Espagne en demi-finale. Cette même sélection espagnole qui leur avait donné du fil à retordre dans un match fou de Ligue des Nations, avec une victoire 5-4 de la Roja.

Un groupe relevé et des attentes élevées

Si Lamine Yamal et ses coéquipiers espagnols figurent parmi les favoris du prochain mondial, tout comme l'Argentine championne du monde en titre, la France se positionne dans un peloton de prétendants sérieux aux côtés de l'Angleterre et du Portugal. Les Bleus seront directement plongés dans le feu de l'action avec un groupe relevé composé de la Norvège, du Sénégal et d'un barragiste qui sera connu dans les prochains jours.

Pour des joueurs très attendus comme Michael Olise, la mise en route devra être immédiate. Didier Deschamps a reconnu que cette dernière ligne droite jusqu'au mondial serait placée sous le signe de l'émotion : « Je sais que c'est ma dernière avec l'Équipe de France. Le vécu m'aide et l'expérience sert, bien évidemment. Plus on va se rapprocher de l'échéance, plus ce sera la dernière fois, mais je ne vis pas avec ça ».

Le sélectionneur a ajouté : « Même si je suis humain et que j'ai tendance à ne pas montrer le côté émotionnel, j'ai mes propres sensibilités aussi. Mais je me dois de rester sur l'aspect professionnel jusqu'au bout. » Avant de laisser probablement son banc à Zinédine Zidane et d'essuyer quelques larmes, Deschamps ne doit plus avoir qu'une seule boussole : décrocher la troisième étoile pour le maillot français.