Le meneur palois évoque sa blessure et la dynamique collective avant Blois
Le meneur palois parle blessure et dynamique avant Blois

Le meneur palois évoque sa blessure et la dynamique collective avant le déplacement à Blois

À la veille du déplacement à Blois prévu ce mardi à 20 heures, le meneur de jeu de la Section Paloise est revenu sur l'excellente dynamique de son équipe, victorieuse à dix reprises consécutives. Il a également détaillé les raisons de cette réussite, tout en abordant franchement son état physique.

Une blessure persistante mais gérable

"Vous souffrez toujours du pied, de quoi s'agit-il exactement ?" a-t-on demandé au joueur. "C'est un écrasement du talon", a-t-il expliqué. "Donc j'ai un œdème et ça a touché un peu un nerf, ça fait mal sur certains mouvements spécifiques. Il y a toujours des douleurs, mais voilà, on fait avec. De toute façon, si on demande, tout le monde a un petit bobo."

L'euphorie de la victoire retombée, des faiblesses révélées

Interrogé sur ce que l'euphorie de la victoire de vendredi a pu masquer, le meneur a reconnu : "Notre entame de match n'est pas très bonne. On n'a pas mis tous les bons ingrédients pour bien commencer, se mettre en confiance, donc après on court un peu, on laisse leur rythme. C'est une équipe qui court, joue bien au basket, sait trouver les bons spots, et on n'a pas été percutants, dans l'impact, en défense. Après, on voit que quand on se retrousse un peu les manches, c'est mieux."

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À -13, l'équipe a connu un moment de doute. "Ah si quand même. Une petite piqûre de rappel", a-t-il admis. "On n'en avait pas trop eu depuis quelques matchs. Là, on est tombés sur une équipe poil à gratter, qui a touché tous les gros depuis le début de saison, chez lui ou à l'extérieur, donc on savait qu'ici, ils allaient nous embêter. Et ça a été le cas. Après, ça montre que l'équipe est en confiance et garde la tête froide dans ces moments un peu durs."

Le défi de Blois et la concentration nécessaire

Le déplacement à Blois représente un défi particulier. "On va pouvoir enchaîner, après c'est ce qu'on se disait avec les gars : ne jamais perdre deux fois en championnat face la même équipe", a-t-il déclaré. "On sait ce qu'on a à faire sur les prochains matchs, mais ça ne va pas être de tout repos. Déjà le déplacement à Blois, ils en ont pris 30, donc ils vont être remontés, ils n'ont pas joué ce week-end. Après, la suite, ça sera costaud."

Cette montée en gamme a du bon selon lui : "Au moins ça permet de rester concentré pour les playoffs, parce que ce sera encore autre chose." Retourner à Blois a toujours un aspect particulier : "C'est jamais neutre de retourner à Blois, même si ça fait quelques fois déjà, tu revois du monde, beaucoup de visages que tu connais. Les gens sont contents de te revoir, et c'est une salle que j'apprécie. C'est toujours un retour à la maison."

La force de la cohésion et de l'alchimie collective

Le meneur porte un regard sur la forme de l'équipe adverse : "C'est une équipe un peu dans le doute en ce moment, qui se recherche parce qu'elle a perdu ce petit côté qu'elle avait au début de saison, son identité. Il y a eu un peu de changement, des blessures. À nous de les garder dans cette forme-là."

Il souligne la fragilité de l'Élite 2 : "Dans le sport, ça se joue à des détails. La tête est importante, on le voit ici, avec notre confiance. Bon après, on a un vrai groupe, donc ça aide. On se dit les choses dans les bons, les mauvais moments, et honnêtement, l'état d'esprit est quasi le même que quand on perdait des matchs. Vraiment."

L'alchimie au sein du groupe a été ressentie très tôt : "Je l'ai sentie très tôt. Il n'y a rien à forcer en fait. Tout se fait naturellement. Et on le voit quand on est à l'extérieur, on le voit quand on est à l'hôtel. On a passé toute la semaine ensemble, on a mangé ensemble samedi, dimanche à l'entraînement, là lundi on part en déplacement. On va arriver ce soir à l'hôtel, tout le monde va rester à la table pour parler. Plein de petits détails que tu vois dès le début."

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L'intégration des joueurs anglophones et l'absence de stars

L'entente avec les anglophones est également excellente : "On a un Drew Thelwell qui est hypernaturel, qui est dans son truc, ce n'est pas l'Américain qui pense qu'à sa gueule. Marvin (Clark) a de l'expérience, Bryce (Nze) c'est pareil, il connaît la France. Ce n'est pas dans leur caractère de prendre le truc 'selfish' (égoïste)."

Cette force collective compense l'absence de stars individuelles : "On le voit bien, à chaque match, il y a toujours un mec qui sort un peu du lot, deux, trois qui sont bien, et... Ce sont des victoires d'équipe. C'est bien pour l'avenir. Quand les équipes font le scouting sur nous, ça doit être un peu chiant, ils doivent se dire 'Ah punaise, qui va sortir du lot ?'"

Le recrutement a été pensé pour favoriser cette cohésion : "Comme ils ont dit au début de saison, des trucs bêtes mais ils ont regardé l'année dernière les gars qui applaudissaient sur le banc, qui se levaient. On ne regarde pas que les stats mais aussi les détails. Aujourd'hui, Jo (Mkamba), il ne joue pas beaucoup mais il a toujours le sourire, il met tout le temps la banane dans le groupe, toujours à encourager."