Les Palois sont restés concernés malgré l’absence de véritable enjeu face à la JAV, lors de l’avant dernière journée d’Élite 2, ce dimanche (72-62). Ils terminent la phase retour invaincus à domicile et sans voir faiblir leur dynamique.
Un anniversaire comme motivation
L’Élan avait trouvé, dans le 40e anniversaire de son premier titre de champion de France, une motivation supplémentaire pour ne pas galvauder sa dernière réception de la saison régulière, avant d’aller à Roanne vendredi. Devant une flopée de ses stars du cru 1985-1986, les Béarnais nouvelle génération ont assuré l’essentiel, en signant leur 13e succès à la maison de la saison. L’invincibilité à domicile aura donc été préservée sur cette phase retour. Il le fallait, à quinze jours du coup d’envoi des playoffs dans ce même Palais des sports.
« On avance beaucoup plus vite dans la victoire que dans la défaite », illustrait d’ailleurs le capitaine Bastien Pinault, satisfait du caractère et des progrès affichés. Ses partenaires sont restés « sereins ». Ils ont d’abord dû se dégripper au terme d’une entame manquée. Refroidi d’entrée par l’américain Sheperd, puis par Illan Pietrus, sous les yeux de son oncle Mickaël, Pau a fait le dos rond, serré la vis en défense pour reprendre les devants, de deux points, et jusqu’au buzzer (20-18). Un premier quart-temps au forceps, sur lequel il a fallu capitaliser.
La bataille du rebond
Déjà à l’œuvre dans la raquette avec son compère Joshua Mballa, Sitraka Raharimanantoanina y est donc allé de son tir à distance (25-23, 11e). Le pivot malgache est ensuite reparti dans son registre, imité aussi par Bryce Nze. Mais c’est peu dire qu’il a pesé, pour garder les siens dans leur sujet, avec notamment 13 points marqués à la pause.
À défaut d’être complètement efficaces, les Béarnais ont suffisamment contenu les Vichyssois pour filer aux vestiaires avec le score. Et l’Élan qui mettait un point d’honneur à rectifier sa performance de Poitiers au rebond, pouvait se targuer d’en avoir pris le double de Vichy à la pause (21 pour Pau, 5 offensifs). « Un axe de travail majeur de la semaine validé », saluait Mickaël Hay à l’issue du match.
Hier, l’Élan a au moins ravi les amateurs de besogne. Dans le creux de la troisième reprise, le Palais des sports, plongé dans un faux rythme, a fait feu des rares fulgurances de ses joueurs pour cueillir le réveil. Celle de Seydou Ndiaye, un violent dunk avec la faute (53-48, 26e) en premier lieu. Mais pas de quoi empêcher la JAV, toujours pas qualifiée en playoffs, de redevenir leader (53-54, 29e), après 20 minutes derrière.
L’Élan Béarnais a dû se refaire petit à petit, à force de lancers et de stops. La menace adverse a enfin souffert, aux portes des cinq dernières minutes, d’une énième perte de balle et d’un contre bonifié par Thomas Cornely. Le meneur, encore précieux hier, ne pouvait rien sur le shoot à distance de Bouzidi (63-60, 37e). Ni sur ceux manqués par ses coéquipiers. Tant pis pour les shoots à trois points, qui ont lesté par leur absence, la performance paloise (5/26, 19 %). Après trois échecs consécutifs palois, Bastien Pinault, ardent défenseur, se devait bien de sortir son arme. Sa première tentative, réussie, a fait lever le Palais, jusqu’au buzzer de la victoire qu’elle venait d’assurer (72-62, 40e). La dernière avant la suite. Sous les yeux d’Hufnagel, Henderson, Bisséni, Ortega, Laperche et Gadou, champions de France 1986.



